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Dimanche 06 Janvier 2008Poster un commentaire
En Extrême-Orient, le Japon est à la fois la limite nord du monde civilisé et le seul archipel dont la mer Intérieure soit tournée vers l'est et non vers la mer de Chine. De cette situation découlent deux conséquences majeures: la dynamique de civilisation s'opère en direction du nord, et l'histoire du Japon se présente comme une alternance entre temps d'ouverture (dominance de l'Ouest) et temps de repli (dominance de l'Est). Si la population de l'archipel résulte d'une synthèse entre des éléments venus du continent et d'autres provenant d'Asie du Sud-Est (dont témoignent des traces de matriarcat), les habitants les plus anciens sont les Aïnous, groupe archaïque protocaucasien. Le Japon leur serait notamment redevable du chamanisme shinto. ![]() ![]() ![]() Chronologie du Japon
Le Japon (en japonais 日本国, Nihonkoku ou Nipponkoku, le plus souvent abrégé en 日本, Nihon ou Nippon) est un pays insulaire de l'est de l'Asie. C'est la deuxième puissance économique du monde. 日本 signifie « origine du Soleil » (日 = jour ou Soleil, 本 = racine ou origine - pour évoquer le soleil levant). On utilise parfois la périphrase « empire du Soleil levant » pour désigner le pays. Le prince Shōtoku (聖徳太子, 574-622) s'était servi de cette expression dans une lettre envoyée à l'empereur de Chine.
Le Japon est un archipel volcanique situé entre l'océan Pacifique, la mer du Japon et la mer de Chine orientale, à l'est de la péninsule coréenne à la croisée de plusieurs plaques tectoniques sources de nombreux séismes. L'archipel japonais est composé de quatre îles principales, Honshū, Hokkaidō, Kyūshū, et Shikoku, ainsi que de milliers de petites îles, appartenant notamment à la préfecture d'Okinawa. Hokkaidō, historiquement peuplée par les Aïnus (ou Aïnous), fut incorporée progressivement à l'ère de peuplement japonais, processus qui s'acheva avec l'époque Meiji. Les migrants s'installèrent dans la plaine du Yamato et formèrent plus tard les premiers artisans de la culture japonaise, alors que les peuples originels furent cantonnés au nord de Honshū et sur l'île de Hokkaidō. Le nom japonais Nippon est utilisé sur les timbres et pour les événements sportifs internationaux, alors que Nihon est utilisé plus fréquemment au Japon même. Nippon réfère aussi à l'empire japonais et à une certaine idéologie. Yamato (大和) est le nom que l'on donne à l'ancienne période de la déesse du Soleil « Amaterasu » (qui selon la mythologie ayant cours avant la capitulation en 1945, aurait créé le Japon). C'est à l'origine le nom de la première structure impériale connue qui exerçait son pouvoir autour de Nara (奈良) aux environs du Ve siècle. Aujourd'hui, on trouve toujours le mot Yamato dans des expressions telles que Yamatodamashii (大和魂, « l'esprit japonais »). La légende prétend que le Japon fut fondé au VIIesiècle av. J.-C. par l'empereur Jimmu. Le système d'écriture chinois et le bouddhisme furent introduits durant les Ve et VIe siècles, initiant une longue période d'influence culturelle chinoise. Les empereurs étaient les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, régents ou shogun (général en chef des armées). À partir du XVIe siècle, des commerçants venus du Portugal, d'Espagne, des Pays-Bas et d'Angleterre débarquèrent au Japon avec des missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du XVIIe siècle, le shogunat craignit que ces missionnaires fussent la source de périls analogues à ceux que subirent ses voisins (telles les prémices d'une conquête militaire par les puissances européennes ou un anéantissement total pareil à celui que subit le royaume tibétain de Gugé en 1630 suite à l'accueil bienveillant de missionnaires chrétiens par son roi, accueil provoquant l'invasion du Ladakh par son voisin rival, qui profita de l'agitation engendrée par la colère des autorités bouddhistes contre la menace de la perte de leur monopole religieux et de leur influence); aussi la religion chrétienne fut formellement interdite en 1635 sous peine de mort sous la torture. Puis, en 1639, le Japon cessa toute relation avec l'étranger, à l'exception de certains contacts restreints avec des marchands chinois et hollandais à Nagasaki (長崎), précisément sur l'île de Dejima (出島). Cet isolement volontaire dura jusqu'à ce que les États-Unis, avec le commodore Matthew Perry, forcent le Japon à s'ouvrir à l'Occident par la politique de la canonnière en signant la Convention de Kanagawa en 1854 après son pilonnement. En seulement quelques années, le renouement des contacts avec l'Occident transforma profondément la société japonaise. Le shogunat fut forcé de démissionner et l'Empereur fut remis au pouvoir. La restauration Meiji de 1868 initia de nombreuses réformes. Le système de type féodal fut officiellement aboli et de nombreuses institutions occidentales furent adaptées. De nouveaux systèmes juridiques et de gouvernement ainsi que d'importantes réformes économiques, sociales et militaires transformèrent le Japon en une puissance régionale. Ces mutations donnèrent naissance à une forte ambition qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et contre la Russie (1905), dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taiwan et d'autres territoires. L'expansionnisme militaire du Japon au début du XXe siècle, qui débuta avec l'annexion de la Corée (1910), se poursuivit avec l'invasion de la Mandchourie et une seconde guerre sino-japonaise avec le premier bombardement aérien à Shanghai d'une ville et de ses civils (à partir de 1937). Le Japon se construisit un empire colonial étendu jusqu'à l'Asie du Sud-Est qui lui permit de se fournir en matières premières. L'attaque sur Pearl Harbor dans l'archipel d'Hawaii en 1941 l'engagea dans la Seconde Guerre mondiale. Le Japon fut finalement vaincu en 1945 après le largage de deux bombes atomiques, une sur Hiroshima (6 août 1945) et une autre sur Nagasaki (9 août 1945). Il se rendit aux États-Unis et ses alliés le 15 août 1945. Le traité de paix avec la Russie est toujours en négociation, en réglement du problème des îles Kouriles du sud, occupées par cette dernière depuis la fin du conflit. Le Japon dévasté d'après-guerre, confiné à l'archipel, resta sous la tutelle des États-Unis jusqu'en 1951 (traité de San Francisco). Ceux-ci imposèrent une nouvelle constitution plus démocratique et fournirent une aide financière qui encouragea le renouveau du pays. L'économie se rétablit rapidement et permit le retour de la prospérité sur les îles. À la fin des années 1980, le Japon connaît une apogée culturelle et pour le moins économique. Le Japon est une monarchie constitutionnelle avec un parlement bicaméral, la diète (ou Kokkai). Le pouvoir exécutif appartient au cabinet, responsable devant la diète, composé du premier ministre et de ministres d'État devant tous être des civils. Le premier ministre est choisi au sein de la diète par ses pairs. Il a le pouvoir de nommer et de démettre les autres ministres, dont une majorité doit être membres du parlement. La constitution attribue la souveraineté, qui revenait auparavant à l'empereur, au peuple japonais. Le monarque est alors défini comme symbole de l'État. La branche législative se compose d'une chambre des représentants (Shūgi-in) de 480 sièges, dont 300 membres sont élus par le mode uninominal à un tour et 180 par la proportionnelle régionale. Les représentants sont élus aux quatre ans au suffrage universel (20 ans pour voter). La chambre haute, chambre des conseillers (Sangi-in), est composé de 242 sièges, composée de personnes élues pour une durée de six ans, renouvelée de la demie au 3 ans. Le suffrage est toujours universel et secret. Le mode de srcutin mixte : 146 conseillers par circonscriptions multinominales et 96 à la proportionnelle intégrale. La vie politique est dominée par le Parti Libéral-Démocrate (PLD) qui a fourni l'essentiel des premiers ministres au pays depuis 1951. Celui-ci gouverne seul ou avec le Komeito, parti sous influence de la secte Sōka Gakkai, dont les députés sont majoritairement issus. Plusieurs centaines de milliers de Coréens ont le statut de résidents permanents au Japon depuis plusieurs générations et parmi eux, un grand nombre refuse de prendre la nationalité japonaise pour ne pas devoir renoncer à leur nationalité coréenne ; ils sont donc toujours considérés comme des étrangers sur le plan légal, même si nombre d'entre eux utilisent couramment un nom japonais ou ne savent pas parler coréen. Ils bénéficient cependant du statut de « résidents permanents spéciaux » qui leur donne certains avantages par rapport aux autres résidents permanents. Ils ne peuvent tout de même pas voter aux élections japonaises et accéder à certains postes élevés de la fonction publique sans se faire naturaliser. Il y a cependant un débat sur la possibilité de donner le droit de vote aux élections locales aux résidents permanents, comme c'est le cas depuis 2005 dans certaines régions de Corée du Sud. Le Japon pratique officiellement la peine de mort, bien que les sentences ne soient pas toujours appliquées et que les condamnés attendent parfois des années une exécution. Le dernier cas en date est celui de Masumi Hayashi, une Japonaise de 43 ans, qui a été condamnée à mort par pendaison par la Haute Cour d'Ōsaka en appel en 2005. Elle était accusée d'avoir empoisonné quatre personnes à l'arsenic et d'en avoir intoxiqué 63 autres en 1998. (Source : journal Le Monde, 28 juin 2005). Le 25 décembre 2006, ce moratoire de facto qui a duré 15 mois, a été levé par la pendaison de 4 Japonais condamnés à mort pour meurtre. (Source : journal Le Monde, 27 décembre 2006) Le Japon est un archipel s'étendant le long de la côte est de l'Asie. Quatre îles principales composent le pays : du Nord au Sud, Hokkaidō, Honshū (la plus grande), Shikoku et Kyūshū. En outre, l'archipel comporte environ 3 000 autres îles, plus petites. Naha, sur l'île d'Okinawa dans l'archipel des Ryūkyū (Ryūkyū rettō en japonais), est située à plus de 600 km au sud-ouest de Kyūshū. Au sud de Tōkyō, l'archipel des Nanpō s'étire sur plus de 1 000 km jusqu'à Iwo Jima. Au nord, les îles de Sakhaline (Karafuto en japonais) et les Kouriles (Chishima rettō qui s'étendent à plus de 1 200 km au nord-est de Hokkaidō), entièrement russes depuis 1945, sont parfois considérées comme les points extrêmes de l'archipel. Le Japon est habituellement découpé en huit régions (ou neuf, selon qu'Okinawa est inclus ou non dans le Kyūshū) qui sont (du nord au sud) : Hokkaidō, Tōhoku, Kantō, Chūbu, Kansai (couramment appelé Kinki), Chūgoku, Shikoku, Kyūshū et Okinawa.
Environ 73 % du pays est constitué de montagnes, avec une chaîne traversant chacune des îles principales. La plus grande montagne japonaise est le célèbre mont Fuji (富士山 Fuji-san) culminant à 3 776 m d'altitude. Du fait qu'il existe peu de terrains plats, de nombreuses collines et montagnes sont cultivées sur toute leur hauteur. Comme le Japon est situé dans une zone de subduction des plaques tectoniques, de nombreux volcans sont actifs du nord au sud. De plus, de fréquentes secousses telluriques d'intensité variable sont ressenties dans tout le Japon. De puissants et destructeurs tremblements de terre se produisent régulièrement et peuvent créer des tsunamis. Le séisme de Kōbe en 1995 fit 6 433 morts et 43 700 blessés. Celui de Tōkyō il y a un siècle a lui fait plus de 100 000 morts, provoquant la destruction par incendie de la plupart des maisons en bois. Le Japon enregistre chaque année environ 20 % des séismes les plus violents dans le monde. Les sources naturelles d'eau chaude (appelées onsen) sont nombreuses et très populaires. Elles ont souvent été aménagées avec bains publics, hôtels et thermalisme pour la villégiature.
L'archipel étant très étiré sur l'axe nord-sud, le Japon possède un climat assez varié. À Sapporo, sur l'île du nord, l'été est doux et l'hiver long et froid avec de fortes chutes de neige. Tōkyō, Nagoya, Kyōto, Ōsaka et Kōbe, au centre et à l'ouest de la plus grande île (Honshū), subissent des hivers relativement doux, avec peu ou pas de neige, et des étés chauds et humides, avec une saison des pluies (tsuyu) de début juin à mi-juillet. Le climat de Fukuoka (Hakata), sur l'île de Kyūshū, est relativement tempéré avec des hivers doux et un été court, alors que celui d'Okinawa est subtropical. L'archipel japonais est touché par les tempêtes tropicales et les cyclones (appelés typhons), surtout entre juin et octobre. En 2004, dix cyclones se sont abattus sur le Japon, parmi lesquels Meari qui a fait 22 morts et 6 disparus. Le bilan matériel de la saison 2004 est catastrophique : au moins 155 milliards de yens (1,4 milliard de dollars américains ou 1,1 milliard d'euros) de dégâts. Les typhons les plus violents du XXe siècle au Japon ont dévasté Muroto en 1934 (3 000 morts) et la baie d'Ise en 1959 (5 000 morts). Depuis la Seconde Guerre mondiale au cours de laquelle le pays a subi de lourdes pertes humaines et matérielles, le Japon a progressé à un rythme extraordinaire jusqu'à devenir la deuxième économie du monde, derrière les États-Unis. Les Jeux Olympiques de Tokyo en 1964 ont joué un rôle d'accélérateur à cette forte croissance. Ces progrès sont dus principalement à la coopération entre l'État(METI) et les entreprises, une forte internationalisation (fort export vers Asie et Amérique), une forte éthique du travail, la maîtrise des hautes technologies et la faiblesse relative des dépenses militaires (1 % du PIB). Cette coopération est dans l'idéologie de l'harmonie industrielle du Japon moderne, chef de file d'une économie politique asiatique à partir du miracle japonais de l'après-guerre des années 1950-60.
Jusqu'à récemment, une part importante des employés de l'industrie disposait d'une garantie d'emploi à vie, mais depuis l'éclatement de la bulle financière, les licenciements et surtout la fermeture de très nombreux sous-traitants ont détruit ce mythe. La crise a provoqué une croissance du chômage (+ de 5% il y a encore peu, redescendu à 4,1% fin 2006) et de la pauvreté (multiplication des SDF). L'industrie, secteur dominant de l'économie (avec 39 % du PIB, contre 25 % aux États-Unis, et 33 % de la population active, contre 25 % en France), est très dépendante des importations de matières premières et d'énergie. En effet, le territoire japonais ne pourvoit qu'à 3 ou 4 % des ressources naturelles dont a besoin le pays. Le secteur agricole, bien moindre, est fortement subventionné. Les rendements sont parmi les plus hauts du monde. Le plus souvent autosuffisant en riz, le Japon importe la moitié de sa consommation des autres céréales. Sa flotte de pêche est une des plus importantes au monde et réalise presque 15 % des prises totales. Pendant trois décennies, la croissance a été spectaculaire : en moyenne et hors inflation 10 % par an dans les années 1960, 5 % dans les années 1970 et 4 % dans les années 1980. Au cours des années 1970-1980, le capitalisme japonais a délocalisé sa production de type fordiste dans le reste de l'Asie orientale, en Asie du Sud-Est et en Amérique du Nord. Le but est triple : contourner les quotas de plus en plus nombreux imposés par les différents protectionnismes américains ou européens ; diminuer les coûts de production grâce à une main-d'uvre meilleur marché et faiblement qualifiée ; conquérir, aussi, les marchés locaux et nationaux grâce à une installation sur place. C'est ainsi que le Japon s'est petit à petit ouvert vers le Sud-Ouest et l'Ouest. Dans les années 1990 la croissance a été nettement plus faible, essentiellement à cause de sur-investissements à la fin des années 1980, des accords du Plaza de 1985, et d'une politique économique d'austérité destinée à purger les excès antérieurs des marchés boursiers et immobiliers. Les efforts du gouvernement pour relancer la croissance ont eu peu de succès. La signature d'accords avec l'organisation mondiale du commerce força le Japon a réduire ses subventions aux agriculteurs, ouvrant la voie aux riz américains ou vietnamiens (le riz constitue la base alimentaire des repas des Japonais). La crise économique asiatique de 1997 a eu pour effet d'accentuer cette situation économique tendue. Depuis fin 2002, un mouvement de reprise s'est amorcé, tiré par le rapide développement du voisin chinois, et, plus récemment, par la demande intérieure (consommation des ménages, chômage en baisse...) et l'assainissement du secteur bancaire. Ceci s'est confirmé début 2006, quand le Japon a pu officiellement annoncer avoir vaincu la déflation persistante depuis le début des années 2000. Aujourd'hui malgré un endettement record, le Japon a réussi a sortir de la crise immobilière À long terme, la surpopulation des zones habitables et le vieillissement de la population sont deux problèmes majeurs. La robotique est une des grandes forces de l'économie à long terme. 410 000 des 720 000 robots industriels du monde sont au Japon. La société japonaise est linguistiquement très uniforme avec 98,2 % de la population parlant le japonais pour langue maternelle. Mais les Japonais sont en fait issus de vagues d'immigration successives venues de Chine, de Corée, du continent et des îles du Pacifique. Les 1,8 % restant étant constitués principalement de populations d'immigrants venus de Corée (700 000) et de Chine (350 000), ainsi que de vietnamiens, brésiliens, américains (80 000), européens (45 000), et de la petite minorité indigène des Aïnus d'Hokkaidō (30 000 habitants). En 2005, il y avait moins de deux millions d'étrangers sur un total de 127 700 000 d'habitants. Ce faible taux d'immigrants associé au très bas taux de natalité fait que le Japon est actuellement en grave crise démographique : le recul de l'âge de la retraite est à l'ordre du jour, et certaines personnes âgées commencent même à être réembauchées pour combler le manque de plus en plus apparent de main-d'uvre jeune. Entre 1980 et 2005, la part des plus de 65 ans dans la population japonaise a doublé, pour dépasser les 20% en 2006, chiffre qui serait porté à 40% en 2050. Pour la première fois en 2005 la population a reculé perdant environ 30 000 habitants, cela avec un taux de fécondité de 1,25 enfant par femme (Tokyo est même passé sous la barre des 1 avec 0,98) dans un pays où les structures destinées à accueillir les enfants en bas âge sont inexistantes ou presque. Si aucune modification démographique n'intervient dans les années à venir, ce que les prospectives des spécialistes n'indiquent pas, le Japon ne comptera plus que 90 millions en 2050 et moins de 60 millions d'habitants en 2100. 80 % des japonais se disent extrêmement préoccupés par cette question qui aura de graves conséquences sur le niveau de leurs retraites, mais aussi les dépenses de santé et la fiscalité. Répartition de la population sur le territoire japonais : La population japonaise est très mal répartie sur le territoire car la grande majorité s'entasse sur la bande littorale sud du pays alors que l'intérieur du pays et l'île d'Hokkaïdo sont très peu peuplés. Aujourd'hui, les zones urbaines représentent 80% de la population. La mégalopole japonaise qui s'étire sur 1200 kms de Tokyo au nord de Fukuoka concentre plus de 100 millions d'habitants. La plupart des Japonais ne croient pas en une religion particulière et unique. Ceux-ci sont profondément animistes, de nombreuses amulettes tant à la maison qu'en voyage en attestent. Leur pratique est chamanique au travers du shintoïsme, les autres religions n'étant qu'une appropriation animiste des dieux d'autres lieux dans leur panthéon personnel ou collectif. Cependant, nombreux sont les Japonais, particulièrement au sein de la jeune génération, qui sont opposés aux religions pour des raisons historiques et en raison du développement de la science. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut exigé du peuple japonais de participer aux cérémonies shinto avec la limitation des activités des autres religions. Ce shintoïsme d'État fut indissociable du nationalisme nippon qui prônait une élimination pure et simple des apports, pourtant anciens, du bouddhisme et enfin du christianisme apporté par les missionnaires portugais (dont faisait partie le père jésuite François-Xavier). Beaucoup d'autres ont su garder une vision plus apaisée de la religion et en « utilisent » plusieurs dans leur vie. Ainsi, une même personne peut aller invoquer les dieux au sanctuaire shintō à l'occasion du nouvel an et tenter d'attirer leur attention avant les examens d'entrée à l'école ou à l'université. Celle-ci, raisonnant de manière confucianiste, souhaitera parfois un mariage à l'occidentale dans une église chrétienne après une cérémonie plus traditionnelle et aura des funérailles dans un temple bouddhiste. Au début du XVIIe siècle et après une période de relative tolérance, le christianisme fut interdit puis pourchassé jusqu'à une quasi clandestinité des chrétiens du pays, mis à part sur l'île de Kyushu, dont Fukushima et Nagasaki ainsi que la moitié sud du Japon, où les chrétiens sont plus nombreux. Aujourd'hui, la situation s'est inversée et un certain nombre de nouvelles religions ou sectes, dont la Sōka Gakkai et ses 6 millions de membres, qui se sont établies juste avant ou à la suite de la Seconde Guerre mondiale occupent une place importante au Japon.
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