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Yaoi: Manga contenant des scènes homosexuelles entre hommes, parfois très explicites. Attention: interdit aux moins de 18 ans
- Bodychase (p.3): Lorsqu'il n'est pas en train de traquer les malfrats et autres politiciens véreux à la recherche d'un scoop, Akihito Takaba, jeune photographe indépendant, gagne sa vie en prenant des clichés plus esthétiques et surtout sensiblement moins risqués, par exemple en louant ses services lors de mariages. Un jour qu'il se trouve en plein travail, il reçoit soudain la visite d'un inspecteur de police, Mr. Imamiya: ce dernier s'intéresse fort à Ryûichi Asami, homme très influent dans le Milieu, et compte bien sur la collaboration de Akihito pour entrer en contact avec lui. Le jeune homme a beau prétendre qu'il n'a absolument aucun lien avec un type aussi dangereux, le policier sait déjà grâce à ses indicateurs que peu de temps auparavant, uniquement pour sauver une seule personne, Asami lui-même a été jusqu'à s'introduire dans le repaire de la mafia chinoise, et l'inspecteur reste persuadé que ce garçon si cher au yakuza au point qu'il risque sa propre peau pour lui n'est autre que Akihito. Voilà ce dernier bien embêté: bien qu'il continue de nier qu'il s'agit bien de sa personne dont il est question, cela l'ennuie beaucoup que la police en vienne à s'imaginer qu'il soit peut-être l'un des hommes de main d'Asami - surtout que de son point de vue à lui, le ténébreux yakuza s'intéressait plutôt aux informations qu'il détenait qu'à lui-même quand il lui a sauvé la vie ! Le soir après sa séance de photos, le jeune homme accepte néanmoins d'accorder un entretien à l'inspecteur. Il se trouve que ce dernier est l'ancien coéquipier de Mr. Yamazaki, l'inspecteur qui jadis avait remis Akihito dans le droit chemin et lui fournissait parfois des tuyaux pour ses scoops, mais avait fini par se faire abattre après avoir tenté de tuer le jeune photographe: trop curieux, Akihito avait en effet découvert qu'il s'agissait d'un flic ripoux (voir "Finder" vol.1 chap.1). Selon son ancien coéquipier, Mr. Yamazaki était autrefois un excellent policier mais afin de trouver des fonds pour faire opérer l'un de ses enfants, il avait touché à de l'argent sale, et il est de notoriété publique que lorsqu'on commence à tremper dans ce genre de milieu, il est quasiment impossible d'en sortir ensuite. Akihito acquiesce, avouant que lors de l'affaire Yamazaki il a eu l'occasion de rencontrer brièvement Asami, s'empressant néanmoins d'ajouter que ça ne s'est pas révélé très bon pour lui, un peu comme si ce yakuza lui portait la poisse. Chaque fois que Asami fait son apparition, se dit mentalement le jeune homme, son quotidien s'en trouve bouleversé.... Il s'agit d'un de ces êtres évoluant dans un monde de l'ombre, où raison et sens commun paraissent annihilés. Gardant cependant le fond de sa pensée pour lui, Akihito explique que même s'il voulait se venger de ce que lui a fait ce yakuza, Asami est un adversaire redoutable qu'il s'avère impossible d'approcher facilement, alors si le policier voulait bien lui fournir quelques tuyaux à ce sujet, il en serait grandement reconnaissant. A ces mots, l'inspecteur présente au photographe une carte de membre du Shion, ce club très select appartenant à Asami où se déroulent en secret une foule de transactions illégales. Un objet rare que l'on arrive difficilement à se procurer, que le policier est parvenu à obtenir par l'intermédiaire d'un ami. Qu'est-ce que Akihito dirait d'aller boire un verre au Shion afin d'observer ce qui s'y trame ? C'est ainsi qu'un peu plus tard, alors qu'il est occupé à travailler dans son luxueux bureau situé en centre-ville, Asami apprend de la bouche de son secrétaire que le gamin dénommé Akihito Takaba se trouve en ce moment-même dans leur club de Shinjuku, amené là par un homme possédant une carte de membre. A cette nouvelle le yakuza ne peut retenir un sourire amusé, supposant que le malheureux garçon doit probablement se recroqueviller dans un coin de la salle après avoir passé commande d'un alcool bon marché ! Et en effet le yakuza a deviné juste: relégué à une table isolée du Shion, Akihito goûte l'impression désagréable de n'être pas du tout à sa place, ce club n'étant fréquenté que par de riches hommes d'âge mûr, célébrités et politiciens de tout poil. Sous prétexte d'aller aux toilettes, l'inspecteur Imamiya l'a laissé pour aller fureter de son côté, et Akihito resté seul avec l'une des hôtesses, celle-ci en profite pour le questionner discrètement. Mais le jeune homme n'est pas dupe, et quand sa compagne lui demande l'air de rien qui les a invités à ce club lui et Mr. Imamiya, il répond aussitôt Ryûichi Asami, ravi de la stupeur mêlée d'effroi que ce nom seul provoque chez l'employée. Puis, prétendant aller voir ce que fait Mr. Imamiya depuis si longtemps aux toilettes, Akihito se lève pour se diriger vers le fond de l'établissement. Car depuis tout à l'heure, il a remarqué des groupes de clients plutôt nombreux disparaître régulièrement dans cette direction. Nul doute que c'est là, tout au fond du club, que se trouvent ces fameuses salles privées réservées aux VIP. Mais en dépit du risque qu'il encourt, Akihito ne peut s'empêcher de se sentir étrangement troublé à l'idée de se tenir en cet instant-même dans l'établissement géré par Asami. Le jeune homme a beau se dire qu'il est plus qu'improbable que le yakuza se trouve actuellement en cet endroit, c'est plus fort que lui, un vibrant sentiment d'excitation ne le quitte plus....
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A peine a-t-il mis les pieds dans la partie du Shion réservée aux VIP que Akihito rencontre un homme ivre dans le couloir. Sous prétexte de l'aider, grâce à cette "couverture", il parvient sans encombre jusqu'à la salle des moniteurs fort heureusement déserte, d'où il est possible d'observer les moindres recoins de l'établissement. C'est ainsi que le jeune homme découvre que dans l'un des salons privés, une vente illégale d'armes est en train de se dérouler. Tant pis pour Asami, pas question pour Akihito de fermer l'oeil là-dessus et laisser passer cette aubaine ! S'emparant du mini-appareil photo qu'il cache toujours sur lui au cas où se présenterait l'occasion d'un bon scoop, il se met aussitôt à prendre des clichés compromettants. Mais à cet instant, Akihito découvre avec horreur que l'inspecteur Imamiya s'apprète justement à pénétrer sur les lieux du délit, ignorant complètement quel genre de transaction est en train de s'y dérouler, et ce sans mandat. Les bandits quant à eux sont armés jusqu'aux dents, nul doute qu'il va se faire trouer la peau ! Mais alors que le jeune homme va pour se précipiter au secours du policier, une main de fer le retient soudain par l'épaule, et dans son dos, il découvre avec stupeur Ryûichi Asami en personne ! Tirant Akihito par le bras, le yakuza l'entraîne de force dans une pièce isolée, d'où à travers une glace sans teint ils peuvent observer tout ce qui se déroule dans le salon des marchands d'armes en contrebas. Comprenant que le photographe a tout vu, Asami lui explique que le policier est cuit: au moment où Imamiya découvrira les armes cachées dans la pièce, les traficants lui feront la peau ! Ces hommes sont très dangereux et en voulant intervenir, Akihito ne fera que subir le même sort que son compagnon. Effrayé, le jeune homme réplique qu'en tant que propriétaire de cet établissement, il suffit à Asami d'ordonner à ses employés d'intervenir pour éviter le drame, néanmoins ce dernier refuse: après tout que lui importe la disparition d'un de ces irritants poulets qui passent leur temps à fourrer leur nez dans ses affaires ? Et empoignant fermement Akihito bien décidé malgré le danger à porter secours à l'inspecteur Imamiya, de sa voix grave et suave, le yakuza lui ordonne de rester bien sagement auprès de lui. Cependant Asami a beau s'efforcer de lui démontrer son impuissance, c'est sans compter sur la ténacité et la hardiesse du jeune homme ! Avant que son compagnon n'ait le temps de réagir, il presse violemment l'interrupteur de la sirène d'alarme située sur le mur à ses côtés, et aussitôt les employés du club débarquent dans le salon sur lequel donne cette salle de surveillance: maîtrisé en un tour de main par les videurs du Shion, l'inspecteur est immédiatement emmené loin des traficants d'armes, obtenant ainsi la vie sauve. Tout étant enfin rentré dans l'ordre, Akihito lance au yakuza mécontent un regard de défi tandis que celui-ci le dévisage en retour de son regard acéré. Et quand cet homme ténébreux tend soudain la main vers lui, durant un instant voilà le photographe saisi par la crainte que sa dernière heure ne soit arrivée. Cependant Asami ne fait qu'arracher un petit objet qui était accroché au revers du col du jeune homme, et qui n'est autre qu'un microphone miniature: à cause du système de brouillage dont est équipé le Shion, ici les micros ont beau n'être d'aucune utilité, n'empêche que la présence de cet objet démontre plus clairement que tout long discours que la police ne fait depuis le départ aucune confiance à Akihito; ils ont manigancé cette enquête au Shion uniquement dans l'espoir que le jeune homme rentrerait en contact avec Asami. Quelle ironie du sort que l'inspecteur ait eu la vie sauve grâce à celui en lequel il refusait de croire ! Mais en dépit du choc éprouvé, cette amère découverte laisse Akihito songeur: davantage que les gens de la police, c'est Asami lui-même qui semble s'appliquer à le protéger et à lui servir de bouclier ? C'est absurde.... Car Asami n'est-il pas qu'un odieux yakuza ? En plus le jeune homme n'a rien à voir avec lui, il ne fait même pas partie de sa bande ! Mais quand relevant la tête, Akihito va pour demander à Asami la raison pour laquelle il se préoccupe tant de lui, prenant son menton entre ses doigts, l'irritant personnage lui répond d'un ton ironique: "Qu'est-ce que tu racontes.... C'est pourtant toi qui est venu jusqu'ici en quête de mon odeur...?" Ecarlate, le jeune homme a beau protester, seul avec sa proie dans cette salle déserte, le séduisant yakuza n'est pas prêt de le laisser repartir de sitôt !....
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Intrigue principale: De nombreux fans de Yamané Ayano désiraient connaître les raisons de cet antagonisme visiblement autre que commercial opposant Asami et Feï-Long. C'est chose faite avec ce long retour en arrière, qui nous conte en détails leur rencontre ainsi que la nature de ce lien ambigü unissant le yakuza et le Fils du Dragon. - Kôrô no Hana ("La Fleur de la Haute Tour" - p.33): De retour à Hong-Kong après l'affaire qui l'a opposé au yakuza Ryûichi Asami au Japon, Feï-Long, jeune chef de la mafia chinoise, goûte un repos bien mérité à sa base où l'accueille avec joie son valet Tao, un jeune garçon attaché à son service personnel. Alors qu'il peigne les longs cheveux de son maître, l'enfant avise soudain la cicatrice d'impact de balle que ce dernier porte sur la poitrine, et tandis qu'il demande à Feï si cette profonde blessure le fait encore souffrir, c'est l'occasion pour le Chinois de replonger sept années dans le passé....
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Feï-Long, alors âgé de 20 ans, a été élevé en tant que fils cadet de Maître Ryû, le chef de la famille du même nom qui règne sur la mafia de Hong-Kong. Néanmoins, fils adoptif seulement, il est contraint de travailler pour le gang sous les ordres de son frère aîné Yan-Tsui, quant à lui héritier légitime. Malgré sa délicate apparence androgyne, Feï est pourtant bien meilleur en affaires et physiquement bien plus fort que son aîné, mais par amour pour son père adoptif et par désir de reconnaissance, le jeune homme s'applique à supporter toutes les humiliations, exécutant sans broncher toutes les basses besognes. Cependant Yan-Tsui n'est pas dupe: certains dans l'Organisation commencent à murmurer que Feï pourrait bien devenir le nouveau chef à sa place, et jaloux, voyant son jeune frère comme une menace, Yan-Tsui n'hésite pas à l'obliger à se salir les mains, l'utilisant comme un "nettoyeur" chargé d'éliminer tous les gêneurs se présentant sur son chemin. C'est ainsi qu'un soir, Feï-Long se rend chez l'un des membres du clan des Ryû soupçonné de trahison, qu'il abat froidement. Sa mission remplie, le jeune homme s'apprète à rentrer à sa base quand il doit faire face au chien de la victime, un doberman peu commode qui le mort férocement à la main. Malgré la gravité de la blessure, Feï se contente de la bander comme s'il ne s'agissait que d'une égratignure, car il sait bien que Yan-Tsui est prêt à saisir le moindre prétexte pour l'humilier. En effet, cela ne manque pas d'arriver lorsqu'il se retrouve face à son aîné un peu plus tard: au lieu de le féliciter d'avoir réussi sa mission, avisant le bandage, Yan-Tsui prend un malin plaisir à rappeler au jeune homme que son père ne l'a pas adopté par bonté d'âme et que s'il veut se faire reconnaître, Feï se doit de remplir son travail correctement; en se faisant blesser lors d'une mission aussi simple, c'est sur son frère aîné qu'en retombe toute la honte. Résigné, le jeune homme ne répond rien, habitué depuis longtemps à ravaler sa fierté et sachant parfaitement où est son devoir envers la famille Ryû. Quand il accompagne ensuite Yan-Tsui auprès de leur père alité, qui n'a plus que peu de temps à vivre, Feï-Long demeure silencieux quelques pas en arrière tandis qu'assis auprès du vieil homme, son aîné lui fait son rapport sur l'élimination du présumé-traître, tout à fait comme si c'était lui qui avait exécuté cette mission. Mais Mr. Ryû est surtout préoccupé par leur dernière transaction en cours, cette nouvelle route d'exportation d'armes de contrebande en direction du Japon: quoi qu'il arrive, il faut absolument que leur gang s'octroie le monopole de cette route très convoitée ! Yan-Tsui rassure son père en lui affirmant que tout est en ordre, les formalités suivent leur cours selon leur plan. Soulagé, Mr. Ryû félicite son héritier pour son excellent travail, avant de reporter son attention sur Feï-Long, aussi surpris que ravi que son père ait daigné se préoccuper de lui. Mais évoquant la blessure que son fils adoptif porte à la main, le vieil homme se contente de l'avertir de ne pas en faire trop, l'enjoignant à laisser Yan-Tsui se charger de tout. Déçu, par ces paroles aussi froides que sévères le jeune homme a décidément la douloureuse conviction qu'en tant qu'être humain, il ne compte pas aux yeux de son père.... Une fois que les deux frères se retrouvent seuls, Yan-Tsui avoue cependant à son cadet qu'il a menti à leur père tout à l'heure au sujet de la route de marché noir vers le Japon, afin de ne pas l'inquiéter: en réalité une autre personne est sur le coup, Tô, un politicien véreux qui était jadis dévoué au clan mais a décidé de faire "bande à part" afin de préserver sa position; Tô discute de l'obtention de cette nouvelle route avec des marchands d'armes dans le dos des Ryû, utilisant pour cela un intermédiaire venu du Japon. Il est fort possible que leur clan soit battu dans cette transaction et sur leur propre terrain, ce que l'on ne saurait admettre; ainsi, pour l'honneur des Ryû, Yan-Tsui ordonne à Feï de retrouver ce Japonais et de lui faire son affaire. Bien sûr, le jeune homme n'a aucun mal à découvrir le repaire du gêneur, et tandis qu'il s'y rend en voiture en compagnie de quelques hommes de main, ces derniers ne manquent pas de s'indigner qu'encore une fois, c'est à leur chef que revient le sale travail alors que Yan-Tsui récolte tous les honneurs: depuis le temps qu'ils servent Feï-Long, ses hommes ont eu l'occasion de reconnaître sa véritable valeur et se disent entre eux que nul autre que lui ne serait plus digne de devenir le successeur du clan Ryû. Quant à Feï lui-même, au fond peu lui importe qui prendra la tête du clan; mais conscient que son père n'en a plus pour longtemps, il ne pourrait supporter que ce dernier quitte ce monde ainsi en continuant de dédaigner son existence. Arrivés devant l'hôtel où loge l'intermédiaire japonais causant tant de tort à leur clan, les hommes de Feï enjoignent à ce dernier de rester tranquillement dans la voiture tandis qu'ils se chargeront de débusquer le gêneur: après tout leur adversaire est seul, ils n'auront aucun mal à le ramener pieds et poings liés à leur maître. On voit bien qu'ils ignorent encore à qui ils ont affaire ! Quelques minutes plus tard, Feï voit ses hommes de main inconscients précipités sur le bitume, tandis qu'un séduisant inconnu se penche à sa portière. "Quel accueil brutal", lance de son sourire cynique Ryûichi Asami, yakuza de son état. Le Chinois a grandement sous-estimé son adversaire, et afin qu'ils puissent parler calmement, Asami réussit à le convaincre de quitter son véhicule pour l'accompagner à sa luxueuse chambre d'Hôtel. Là, Feï n'y va pas par quatre chemins, il demande au Japonais de cesser ses activités à Hong-Kong: il s'agit du fief du clan des Ryû, fonctionnant selon leurs règles à eux. Cependant Asami n'est pas du tout disposé à laisser quiconque s'interposer dans son travail, encore moins à discuter avec quelqu'un qui lui a envoyé des tueurs. Même pour de l'argent, il n'arrêtera donc pas de servir d'intermédiaire à Tô dans cette affaire de marché noir; en revanche, en voulant à tout prix s'octroyer cette route d'exportation d'armes que brigue Tô, quelque soit la réputation sanguinaire des Ryû, ils peuvent s'attendre à avoir de gros problèmes en se mettant à dos un politicien véreux aussi influent. Feï lui aussi est bien conscient de cela, mais répondant que ce n'est pas lui qui décide, c'est l'occasion pour Asami d'éxercer son humour grinçant: "J'ai entendu dire que le kambu Feï-Long Ryû était un homme puissant à l'esprit tranchant mais en réalité - la bonne blague - je ne vois là qu'un simple garçon de course !"
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Piqué au vif, le jeune Chinois se rue sur Asami, le dépossédant de son revolver d'un coup de pied bien appliqué. Un rapide combat s'ensuit, mais en dépit de la vigueur que met Feï dans chacun de ses coups, dès que son adversaire a le malheur d'agripper sa main blessée, sa souffrance est telle qu'il pousse un hurlement de douleur, incapable de se battre plus longtemps. Bien que surpris, Asami profite de ce moment de faiblesse pour maîtriser le jeune homme, le plaquant sur son lit tandis qu'il examine la blessure: enflée, la main de Feï s'est gravement infectée; si on n'en vide pas le pus en la cautérisant, il risque la gangrène ! Et tirant son couteau, chauffant la lame au rouge à la flamme de son briquet, à la grande terreur du Chinois le yakuza joint le geste à la parole et entreprend de vider lui-même la blessure ! Une fois sa tâche achevée et la main de Feï soigneusement bandée, Asami recommande au jeune homme qui a certainement dû beaucoup souffrir ces derniers jours de rentrer rapidement chez lui pour se reposer. Aussi honteux que furieux, Feï quitte l'hôtel en titubant. Mais une fois de retour à la résidence des Ryû, Yan-Tsui ne manque pas de lui reprocher d'être ainsi rentré au bercail sans le moindre résultat. Feï a beau lui affirmer que Asami a raison, mieux vaut ne pas contrarier Tô, ceci ne fait qu'exacerber la colère de son frère, qui le gifle violemment au point de le précipiter à terre: non seulement son cadet fait davantage confiance à ce Japonais qu'à lui, mais il ose en plus émettre un avis !? Et tout à sa fureur, Yan-Tsui va jusqu'à accuser Feï-Long d'avoir couché avec Asami après l'avoir séduit grâce à son visage féminin ! Il a pourtant répété mille fois à son jeune frère que sa parole était absolue, qu'il ne fallait pas le contredire; et décidé à montrer à Feï ce qu'il encourt si jamais il ose s'opposer à lui, d'un geste rageur, Yan déchire la veste et la chemise du jeune homme, mettant sa poitrine à nu. Un instant dérouté par ce comportement aussi brutal qu'inattendu, Feï-Long n'en revient pas que son frère en soit venu à penser tant de mal de lui, cependant Yan-Tsui n'en démord pas: cet homme qu'il a ordonné à son cadet d'éliminer l'autre jour, n'avait-il pas déclaré qu'après la mort du vieux Ryû il ferait en sorte de placer Feï à la tête de l'Organisation ? Le jeune homme n'en croit pas ses oreilles, il ignorait réellement tout de cette résolution ! Mais pour Yan, il n'y a pas de fumée sans feu, il reste persuadé que Feï-Long a usé de ses charmes pour tourner la tête de cet homme influent au sein du clan. Voilà pourquoi il a manigancé l'élimination du "traître" de sorte que ce dernier passe dans l'Autre Monde de la main-même de celui pour lequel il éprouvait des sentiments aussi vils. Néanmoins Feï ne laisse pas au Chinois le loisir de poursuivre ses imprécations pleines de ressentiment: il lui cloue le bec d'un puissant coup de poing dans l'estomac. Involontairement, Yan-Tsui a réveillé l'autre côté de la personnalité du jeune homme, son côté sombre, celui du tueur ! "N'en dis pas.... davantage...." articule ce dernier une expression de haine farouche sur le visage, pointant son pistolet sur la tempe de son frère aîné. Cette fois Yan-Tsui a été trop loin, et dévisagé par ce regard acéré et cruel, le voilà soudain saisi d'une peur à vous nouer les boyaux. C'est à cet instant que les employés de la résidence remarquent enfin le drame sur le point de se produire, et accourant en hâte, ils s'empressent de ceinturer le forcené. "Pff.... Tu es parfait comme ça.... ironise Yan-Tsui bien que toujours plié en deux par la douleur. Ce n'est que lorsque le sang te monte ainsi à la tête que tu laisses apparaître ta véritable et cruelle personnalité.... Tu m'appartiens, tu es mon soldat !" Les mains tremblantes, Feï-Long ne se décide toujours pas à lâcher son arme, mais soudain, l'arrivée du vieux Maître Ryû vient mettre fin à son accès de fureur. Attiré par le bruit, le vieil homme se montre scandalisé d'une telle querelle entre frères et intime l'ordre à son fil aîné de se taire et cesser de provoquer volontairement son cadet. Puis, s'adressant à Feï qui tente désespérément de dissimuler aux yeux de son père les lambeaux de ses vêtements déchirés, il lui rappelle que pour quelque raison que ce soit, il lui est formellement interdit de diriger une arme contre son frère aîné. Ainsi, Mr. Ryû décide d'éloigner pour quelque temps son fils adoptif de Yan-Tsui en le reléguant dans un autre bâtiment de la résidence afin qu'il reprenne son sang-froid. Quelle injustice ! Alors que c'est Yan qui l'a humilié, c'est Feï-Long qui se fait punir ? Furieux, ignorant les injonctions des employés de son père qui tentent de lui rappeler son assignation à domicile, seul et à pieds, le jeune homme quitte la résidence en plein milieu de la nuit. Il a désormais la certitude qu'il ne lui suffit pas d'exécuter les quatre volontés de son frère pour que Mr. Ryû reconnaisse ses mérites. Alors qu'il chemine au hasard, ses pas finissent par le mener à un bar du centre-ville où assis au comptoir, Feï a la surprise de retrouver Asami. S'asseyant auprès de lui, le jeune homme commande un bourbon avant d'avertir le yakuza qu'il ferait mieux de quitter Hong-Kong au plus vite, car Yan-Tsui ne va pas le laisser aller et venir dans son fief à sa guise bien longtemps. "C'est encore toi qu'il va m'envoyer comme tueur ?" demande aussitôt Asami. Mais Feï-Long répond négativement: le voilà pour un moment expédié en vacances forcées. "Je vois. Alors c'est vrai ce que l'on raconte: si Ryû meurt, ce sera la fin de l'Organisation." Déjà le jeune homme est de fort mauvaise humeur, il n'a pas besoin de subir en plus l'humour cynique de ce mafioso étranger ! "Qu'est-ce que vous pouvez comprendre à tout ça !!" rugit-il, reposant violemment son second verre de bourbon sur le comptoir. Mais décidément moqueur, Asami n'est pas disposé à s'arrêter: "Ta main gauche saigne encore. Et ton visage, dans quel état il est ! Tu inspires de la pitié chez les gens qui t'entourent...."
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Sans répondre, Feï se contente de lancer à son interlocuteur l'un de ces regards meurtriers dont il a le secret. Mais à cet instant, un inconnu vient aborder le jeune Chinois: il se présente comme l'un des hommes de main de Wan, ce kambu qui a été abattu l'autre jour, et expliquant que le bruit court que c'est Feï-Long qui a été dépêché pour cet assassinat, sortant un couteau discrètement de sa poche, le bandit avertit ce dernier de prendre garde à la vengeance des fidèles de Wan. Sur cette sentence, le mafioso chinois va pour poignarder le jeune homme, avant de comprendre un peu tard qu'il a sous-estimé son adversaire: malgré l'état "pitoyable" - comme le dit si bien Asami - dans lequel il se trouve, Feï-Long n'a rien perdu de sa force ni de son agilité. En un tour de main et quelques coups bien appliqués, il n'a aucun mal à envoyer son agresseur au tapis, nez et dents fracassés. "Ne te moque pas de moi ! Asami !" lance ensuite le jeune homme en se retournant vers le yakuza, signifiant par là qu'il pourrait bien lui faire subir le même sort. Mais à cet instant la tête se met soudain à lui tourner, et ivre-mort, il s'évanouit dans les bras de cet irritant Japonais. Un peu plus tard dans la nuit, lorsque l'esprit encore embué Feï-Long s'éveille enfin, c'est pour se découvrir couché sur le lit d'Asami dans la chambre d'hôtel de ce dernier. Comprenant pour quelle raison il a perdu connaissance, le jeune homme s'excuse auprès du yakuza qu'il ait encore une fois été forcé de s'occuper de lui. Mais jetant un coup d'oeil éloquent à la chemise en lambeaux de son protégé, Asami se contente de lui lancer cet avertissement: Feï doit comprendre qu'il ne doit absolument pas se montrer à ceux qui ont des raisons de lui en vouloir dans l'état de faiblesse où il se trouve à présent. Nullement vexé, s'approchant de la baie vitrée surplombant la ville, le jeune homme répond d'un air triste et résigné que quoi qu'il puisse lui arriver ça n'a aucune importance, puisqu'il n'est qu'un simple pion au service de son frère. Arrivé à ce point de son existence, Feï se rend compte qu'il a complètement perdu son chemin, il ne sait plus quelle voie il lui convient de suivre. Pourtant, s'empresse de lui faire remarquer Asami, si le jeune homme en avait le désir, il lui serait facile de succéder à Ryû et d'empêcher que les autres kambus ne désertent uns à uns l'Organisation. Pourquoi ne le fait-il pas ? N'a-t-il donc aucune ambition ? ".... Parce que mon père ne me reconnais pas." finit par répondre Feï avec une franchise teintée d'amertume. - "Et après ?" S'approchant tout près du jeune Chinois, Asami se met à jouer nonchalamment avec ses longs cheveux d'ébène, l'assurant que s'il était à sa place, il ne travaillerait jamais sous les ordres de quelqu'un qui ne songe qu'à l'humilier, mais au contraire, ferait en sorte de le mettre en pièces. Il existe un tas de gens dans le Milieu qui reconnaissent la valeur du kambu Feï-Long. "Tô par exemple, cet homme auquel tantôt j'ai servi d'intermédiaire.... Il te désire...." Et tandis qu'Asami murmure ces mots à l'oreille du jeune homme d'une voix si suave qu'ils semblent signifier bien autre chose que leur sens littéral, Feï en est si retourné que ses jambes se dérobant sous lui, il tombe à genoux sur le sol. Le toisant de son sourire malin, Asami ajoute que si jamais Feï-Long est disposé à rencontrer Tô, il se fera un plaisir de lui servir d'intermédiaire. Cette proposition n'est cependant pas sans provoquer une certaine méfiance chez le Chinois: après tout, pourquoi le yakuza ferait-il ça pour lui ? Mais tandis qu'il entreprend de demander à ce dernier les véritables raisons de sa présence à Hong-Kong, une idée lui traverse soudain l'esprit: selon les ordres de Tô, Asami ne serait-il pas en train de manigancer une guerre de succession visant à détruire le clan Ryû ? Alors refusant du coup d'en entendre davantage, Feï-Long préfère s'en aller sans demander son reste. Au-dehors, Feï est rattrapé par les hommes de son père qui n'ont cessé de le rechercher depuis le début de son escapade. Ces derniers lui transmettent un message de la part de son frère: Yan-Tsui lui ordonne de rentrer sur-le-champ à la résidence. A cet instant, le jeune homme se remémore soudain les paroles d'Asami: ".... Tu n'as donc pas d'ambition ?" - "Tu m'appartiens, tu es mon soldat" lui avait quant à lui signifié Yan-Tsui. Debout à la croisée des chemins, Feï-Long décide finalement de suivre sa propre voie, comme Asami le lui a suggéré. Jusqu'à quel point peut-il se fier aux paroles de ce mystérieux yakuza ? Feï l'ignore. Néanmoins il y a une chose dont il est certain: mieux vaut encore Asami que Yan-Tsui. "Transmettez ce message à Yan," lance-t-il une fois sa décision prise à l'intention de ses hommes. "Je ne reviendrais plus." Et tandis que le jeune Chinois s'éloigne sans se soucier des protestations des sbires de son frère, il avise soudain près du perron d'un hôtel Asami entouré de ses propres hommes, qui visiblement s'apprète à partir quelque part. Vite, Feï ne perd pas son temps en hésitation, il grimpe dans la voiture aux côtés du yakuza ! L'apparition de ce dernier tombe à pic: en le suivant le jeune homme pourra observer les méthodes de travail d'Asami qui n'a cessé de se moquer de lui depuis leur rencontre, et qui sait, ce sera peut-être l'occasion de se ménager un passage vers l'obtention de cette nouvelle route de contrebande d'armes à laquelle Feï n'a toujours pas renoncé ? Un peu plus tard, la troupe de mafiosi débarque donc sur les quais devant un entrepôt déserté, à l'intérieur duquel doit avoir lieu une transaction. Soéjima, l'un des hommes les plus fidèles d'Asami, a trahi ce dernier, et sert à présent d'intermédiaire à une bande de bandits chinois ayant subtilisé de la marchandise aux yakuzas, qu'ils se proposent de restituer en échange d'une rançon d'un million. Asami remet donc la valise contenant l'argent au traître, qui a la surprise d'y découvrir un revolver: en fait, son patron a parfaitement compris qu'il y avait anguille sous roche dans toute cette histoire, Soéjima ne l'aurait jamais trahi si seulement les bandits chinois n'avaient pas enlevé sa jeune soeur. Ainsi, après que l'homme aura accompli "ce qui lui reste à faire", Asami lui annonce qu'il pourra rentrer au Japon. A ces mots Soéjima ne cache pas sa surprise: non seulement son patron ne va pas l'éliminer, mais il est prêt à lui pardonner et à le réintégrer dans la bande !? Le yakuza ne se le fait pas dire deux fois: s'approchant du chef des bandits chinois comme s'il allait lui remettre la valise contenant les billets, il abat ce dernier froidement. Une fois cette affaire réglée, Feï-Long qui n'a rien perdu du spectacle n'en revient pas d'une telle générosité: même à cause d'une prise d'otage, lui n'aurait jamais pardonné à quelqu'un qui l'a trahi une fois. Ce à quoi Asami réplique que du moment que les gêneurs - ici en l'occurence les bandits Chinois - soient éliminés, pour lui faire preuve de mansuétude ne pose aucun problème; d'ailleurs en obtenant une seconde chance, Soéjima ravi ne l'en servira que mieux. Et sur ces mots, le yakuza tend sa veste au jeune homme, qu'il l'enjoint de porter afin de cacher sa chemise déchirée. A ce geste délicat et la scène à laquelle il vient d'assister, Feï commence à se demander si contre toute attente Asami ne serait pas un homme plus doux qu'il ne l'aurait imaginé. Le yakuza lui avait pourtant paru si cruel tantôt, quand il lui avait ouvert de force sa blessure infectée à la main.... Mais tandis que les deux kambu discutent ainsi sur les quais, Asami ne tarde pas à remarquer que quelqu'un les observe avec hostilité. Feï explique que ce doit être les hommes de son frère: comme il leur a signifié qu'il ne rentrerait plus à la maison, nul doute que ces derniers rendent le mafioso Japonais responsable de sa défection - ce qui est vrai d'ailleurs - et comptent bien lui faire son affaire. "Tu ne pouvais pas le dire plus tôt !" Et entraînant vivement le jeune homme dans sa voiture, Asami s'empresse de démarrer en trombe sous les tires nourris de leurs poursuivants. Comme ils ne peuvent plus rentrer à l'hôtel où logeait le yakuza, Feï décide de le guider jusqu'à l'une des luxueuses résidences qu'il possède dans la région. Là, enfin tranquilles pour un moment, Asami demande à son compagnon ce qu'il compte faire à présent, bien qu'il suppose déjà que Feï n'a pas l'intention de quitter le clan des Ryû. En effet le jeune homme acquiesce, expliquant qu'il possède pour son propre compte de nombreuses routes de vente d'armes de contrebande vers l'étranger dont son frère ignore totalement l'existence. Ainsi, il voudrait à nouveau engager des pourparlers avec le yakuza au sujet de cette fameuse nouvelle route de marché noir vers le Japon, en proposant cette fois comme monnaie d'échange un accord de coopération laissant en contrepartie le clan d'Asami utiliser ses propres routes. Tant pis si par ce contrat Feï agit en désaccord avec son frère, car à ses yeux rien ne paraît plus nécessaire que cette rupture en ce moment. A cette résolution Asami avoue combien il s'est trompé en prenant le jeune homme pour un enfant gâté qui jamais n'oserait se dresser contre son père, car à présent même lui ne peut s'empêcher d'admirer sa détermination - ce qui ne l'empêche pas d'ôter des mains de Feï le verre de bourbon qu'il venait juste de se verser, lui conseillant d'opter plutôt pour un jus d'orange....
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Désireux de connaître la raison pour laquelle Tô qui était si dévoué à son père a entrepris de s'opposer à lui, Feï-Long décide finalement de rencontrer le politicien, entrevue qu'Asami s'empresse d'organiser. Tandis que cette rencontre a lieu dans un entrepôt désaffecté, l'ancien kambu explique au jeune homme qu'il comprend très bien son point de vue et son étonnement: Tô, monté au pouvoir grâce au soutien du vieux Ryû, a toujours fidélement épaulé ce dernier; mais dans le cas présent trop d'intérêts politiques différents sont en jeu, et si le clan Ryû continue d'agir imprudemment comme il le fait, c'est la position de Tô qui se retrouve mise en danger. Le politicien s'étonnant d'avoir pu rencontrer le jeune homme aussi rapidement, lui qui d'ordinaire n'apparaît jamais sur le devant de la scène, Feï en déduit que depuis le début Tô a agit en vue de provoquer leur rencontre. Ce dernier ne nie pas et n'allant pas par quatre chemin, lui fait part immédiatement de sa proposition: il souhaite absolument que Feï-Long prenne la tête de la mafia de Hong-Kong, du moment que le jeune homme s'engage à maintenir de bonnes relations avec son parti politique véreux financé grâce à la contrebande; si Feï accepte, Tô ne lésinera pas sur son soutien afin qu'il succède à son père adoptif. Le politicien s'imagine-t-il que le cadet des Ryû est plus "malléable" que son frère Yan-Tsui ? En tout cas Feï paraissait s'attendre à une telle proposition et s'empresse de signifier à Tô qu'il est inutile de s'attendre à ce qu'il fasse ses quatre volontés. Et sur ces mots, il préfère s'en aller sans donner de réponse claire. "C'est regrettable, mais on dirait bien qu'il vous a pris en grippe...." lance Asami à Tô une fois qu'il se retrouve seul avec ce dernier. Mais s'apprétant lui aussi à partir, le politicien remercie sincèrement le yakuza d'avoir accepté sa requête: inquiet pour son fils, il n'avait d'autre choix que de confier l'affaire à un homme de confiance extérieur à son "milieu".... Tô est donc le véritable père de feï-Long, mais ignorant tout et croyant simplement que le politicien cherche à l'utiliser, furieux, le jeune homme déverse toute sa rage sur Asami. Combien le yakuza a-t-il été payé pour organiser ce plan machiavélique visant à le faire sortir de l'ombre ? Il n'a pas idée à quel point le vieux Ryû s'est fait du mauvais sang à cause de cette route de marché noir vers le Japon ! Bien sûr Feï n'oserait jamais l'avouer à voix haute, mais il commençait à s'imaginer que Asami s'était proposé de l'aider par amitié, et réalise avec déception qu'en réalité le yakuza n'est sans doute motivé que par l'argent. Mais tandis que les deux compères discutent ainsi tout en se dirigeant vers la sortie de l'entrepôt, des hommes armés surgissent soudain autour d'eux, et ils se retrouvent nez à nez avec Yan-Tsui. Ce dernier se demande bien ce qui a pris à son jeune frère d'agir ainsi à sa guise en faisant fi de tous ses avertissements, mais ajoute cependant qu'il lui pardonnera cet écart de conduite si Feï consent à rentrer sur-le-champ à la maison. Yan n'a pas encore compris qu'il ne s'agit pas d'un puéril acte de rébellion contre son autorité: le jeune homme refuse catégoriquement de rentrer à la résidence, affirmant qu'il compte bien accomplir la tâche qui lui est impartie dans le clan, mais à sa manière. Et inutile d'essayer de le ramener par la force: plus jamais il ne se soumettra aux ordres de Yan-Tsui, et si cela ne lui plaît pas, et bien Yan-Tsui n'a qu'à le tuer ! Bien sûr, Yan n'est pas disposé à laisser impunément bafouer son autorité. Un combat s'engage, durant lequel Feï et Asami n'ont aucun mal à se défaire de leurs adversaires. S'emparant d'une arme, Feï-Long la pointe aussitôt sur son frère, mais c'est alors que s'effondre un chargement de poutrelles métalliques dont le filin a été rompu par un coup de feu. Ces poutres viennent tomber précisément à l'endroit où se tiennent les deux fils Ryû, et Asami a juste le temps de se jeter sur Feï-Long pour l'écarter et lui sauver la vie. Le yakuza n'a cependant pas le loisir de se redresser que profitant qu'il soit à terre, l'un des hommes de Yan se lance à l'assaut muni d'un poignard. Pour éviter que Feï ne soit blessé, Asami n'a d'autre choix que de parer le coup de son propre poing ! Le poignard lui transperce la main de part en part, sous les yeux aussi horrifiés que stupéfaits de son protégé. Mais estimant que les choses sont allées pour l'instant suffisamment loin, Yan-Tsui ordonne à ses hommes d'arrêter le combat. Avant de partir, il avertit néanmoins son cadet qu'il va rendre compte de sa conduite à leur père, conduite qu'il ne va pas tarder à lui faire regretter....
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Le soir venu, tandis que dans leur repaire Feï entreprend de bander la blessure d'Asami, il demande à ce dernier pourquoi il l'a couvert au point de mettre sa propre vie en danger. "Bah...." répond le yakuza de son éternel sourire cynique, "Disons que ça aussi, je l'ai fait pour l'argent ?" Faisant exprès de presser la blessure pour se venger du mal qu'Asami lui a fait en le soignant l'autre jour, Feï-Long réplique sur le même ton ironique qu'il a du mal à croire que son accolyte soit un homme pétri de bonté au point de couvrir quelqu'un sans rien exiger en retour, et pourtant, il l'a protégé de son propre corps, allant jusqu'à se faire blesser à sa place ! "Ai-je de la valeur au point que vous fassiez une telle chose pour moi ?" demande Feï que le comportement d'Asami ne laisse pas d'intriguer. Mais éludant la question, le yakuza se contente de lui répondre qu'il a agit ainsi simplement parce que Tô le souhaitait. Trois jours s'écoulent, sans aucune manifestation de la part de Yan-Tsui. C'est une chance car Asami n'est toujours pas guéri, sa main transpercée lui fait parfois si mal qu'il ne parvient même plus à tenir sa cigarette. "Il a reçu cette blessure pour me protéger...." A chaque fois que Feï-Long repense à cela, il ne peut s'empêcher de ressentir une douce chaleur au creux de la poitrine. C'est la première fois qu'il goûte une telle sensation, lui qui a grandi dans un univers où l'on ne peut faire confiance à personne, et quand ce sentiment se manifeste, le jeune homme ne peut que lever vers le beau yakuza un regard interrogateur, comme s'il essayait de percer son mystère. "Quel idiot.... Qu'est-ce que je suis en train d'attendre d'Asami...." se reproche Feï, dérouté par ses propres émotions. "Je perds la tête...." Et pourtant, le jeune homme a beau se raisonner, le seul fait de penser au yakuza provoque chez lui un trouble certain, au point qu'il en devienne attentif à ses moindres faits et gestes. La nuit-même, en entendant au-dehors un jeune inspecteur de police séduit et corrompu par Asami répéter à ce dernier qu'il ferait n'importe quoi pour lui, le Chinois ne peut dissimuler un vague mécontentement. Lorsque le yakuza revient de son entrevue nocturne, Feï commence donc à le railler à ce sujet: décidément Asami a le bras long, sa capacité de séduction s'exerce même jusque dans la police de Hong-Kong ! Comment a-t-il fait pour apprivoiser cet inspecteur ? A en croire leurs propos, c'est comme si le policier éprouvait pour lui le genre de sentiments qu'on ne saurait ressentir vis à vis d'un autre homme ! Mais répondant à Feï que cela ne le regarde pas, Asami assure qu'il n'y a rien entre cet inspecteur et lui, car il n'a pas pour habitude de mêler travail et amourettes. Le jeune homme continuant pourtant de le dévisager d'un regard suspicieux, amusé par ce qui apparaît de plus en plus comme un accès de jalousie, le yakuza s'empresse d'assurer à Feï qu'il n'a rien à craindre de lui: il a ses propres goûts en hommes, et pour l'instant les chinois à la longue natte brune ne semblent pas faire partie de son tableau de chasse. "Qui vous parle d'une chose pareille !?" rétorque aussitôt le jeune homme, aussi vexé de ne pas correspondre à ses goûts que choqué par l'allusion qu'Asami et lui pourraient avoir une liaison homosexuelle ! Un peu plus tard, couché sur son lit les nerfs sens dessus-dessous, Feï est encore tout retourné de cette conversation: comment songer qu'un être assi fier que lui pourrait un jour se laisser étreindre par un homme....? Et pourtant, quand il repense à ses propres paroles et son étrange comportement de ces derniers temps, lui-même commence à se demander douloureusement s'il ne serait pas tombé amoureux d'Asami. Cependant le jeune homme n'a pas l'occasion de poursuivre davantage l'investigation de son coeur: un grand fracas l'oblige à quitter sa chambre précipitamment pour débouler dans le salon, où il découvre le yakuza occupé à maintenir un homme à terre. Il s'agit d'un des sbires de son frère qui vient juste de s'introduire dans la résidence et se met aussitôt en devoir de communiquer à Feï-Long une terrible nouvelle: le vieux Ryû est en train de mourir, son fils cadet doit rentrer de toute urgence ! Asami a beau assurer au jeune homme qu'il s'agit d'un piège manigancé par Yan-Tsui, qu'en revenant chez les Ryû il ne fera que suivre les plans de l'ennemi, bien que conscient de tout cela, l'annonce de la mort prochaine de son père adoptif plonge Feï-Long dans un état épouvantable: son père étant tout pour lui, que deviendrait-il si ce dernier venait à mourir ? Alors peu lui importe qu'il s'agisse ou non d'un piège, il doit absolument retourner à la résidence. Asami lui répétant encore une fois de reprendre son sang-froid, le jeune homme s'écrie qu'il est parfaitement calme, que jamais le yakuza ne parviendra à comprendre ce qu'il ressent, lui qui est sur le point de perdre la seule personne qui compte pour lui en ce monde. "Ou alors, oserez-vous prétendre que vous allez m'aimer à la place de mon père !?" Et sur cette interrogation désespérée, serrant nerveusement la chemise du yakuza entre ses doigts, Feï-Long laisse enfin libre cours à ses larmes. "Pleurer n'arrangera rien," prononce Asami en caressant le visage du jeune homme. Et afin de l'obliger à se calmer, attirant Feï à lui, il s'empare soudain de ses lèvres....
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De retour à la résidence, Yan-Tsui rend compte à Mr. Ryû de la manière dont son frère s'est opposé à lui ainsi que de la présence du Japonais aux côtés du jeune homme: jamais Yan n'aurait pensé que son cadet était suffisamment idiot pour se laisser embobiner par cet habile yakuza. Cependant Mr. Ryû reste convaincu que Feï qui s'est plus que quiconque dévoué pour l'Organisation de les trahira pas: au contraire, en agissant ainsi, il doit certainement avoir une idée derrière la tête. Mais Yan insistant sur le danger que représente selon lui Asami, Mr. Ryû s'empresse de le remettre en place: Yan-Tsui croit-il que son père n'a pas remarqué les sentiments indignes d'un frère qu'il éprouve à l'égard de Feï-Long ? Nul doute que c'est parce que le jeune homme lui-même s'est aperçu de ces sentiments qu'il a fini par quitter la maison. En écrasant Feï, Yan ne faisait que satisfaire en tant qu'homme et non que supérieur hiérarchique son désir de possession. De quel sentiment parle donc le vieux mafioso: d'un amour mêlé d'un désir incontrôlable ou d'une violente jalousie ? Les deux probablement. En tout cas ses paroles plongent son fils aîné dans un profond désarroi. Blêmissant, les larmes montent aux yeux de Yan-Tsui, qui a toutes les peines du monde à se contrôler: depuis son enfance cela a toujours été comme ça, son père a toujours pris la défense de Feï-Long tandis qu'à lui il ne permettait aucun compromis. Yan a fait tout ce qui était en son pouvoir pour tenter de le satisfaire; et pourtant, au lieu de s'en prendre à Feï qui s'est sauvé en le trahissant, c'est lui que le vieil homme accable de reproches !? Au même moment, dans une autre résidence à des kilomètres de là, Feï-Long furieux parvient enfin à repousser Asami et son langoureux baiser. "Calme-toi", lui enjoint le Japonais en plaquant le jeune homme contre le mur de la chambre. "C'est un piège tendu par l'ennemi." Répondant qu'il a compris, qu'il a juste perdu son sang-froid un instant, Feï demande à Asami de le lâcher. Mais à peine le yakuza s'est-il un peu écarté que profitant de sa liberté, le Chinois va pour se précipiter hors de la pièce. Impatienté, Asami n'a cependant aucun mal à le rattraper par un bras et jetant violemment le jeune homme sur le lit, l'immobilise de tout son poids avant de commencer à défaire ses vêtements: si Feï-Long n'est pas disposé à écouter ses paroles, peut-être ses actes l'obligeront-ils à se tenir tranquille ? "Même les cadres de la mafia se troublent et versent des larmes à la mort de leur père ? Voilà qui est plaisant...." prononce le yakuza avec un sourire, dévisageant le jeune homme de son regard aigü. Et sur ces mots, il entâme ses caresses tandis que Feï, complètement à sa merci, n'a d'autre choix que de s'abandonner à ses mains expertes. "C'est pas vrai.... Moi, jouir entre les bras d'un homme...." peste mentalement le Chinois contre lui-même, sa fierté masculine en conflit avec le plaisir que ressent son corps et les sentiments qu'il éprouve malgré lui pour Asami. Cependant ce dernier, remarquant le conflit intérieur qui agite sa victime, arrête bientôt de tourmenter son corps pour s'asseoir sagement au bord du lit. ".... C'est fini ?" demande Feï-Long en lui jetant un regard interrogateur. "Je n'ai pas l'intention de te forcer", répond simplement le yakuza. Finalement, honteux de son comportement irresponsable, Feï-Long finit par s'endormir veillé par Asami. Tandis que le yakuza caresse sa longue chevelure, faisant nonchalamment glisser les mèches d'un noir de jais entre ses doigts, le jeune homme se prend à songer combien il se sent bien quand une main caresse ses cheveux, et à peine a-t-il fermé les yeux qu'il se met à rêver de son père adoptif. "Feï.... Tes cheveux sont vraiment magnifiques", avait dit jadis Mr. Ryû à Feï-Long enfant. "Au point que ce serait vraiment dommage de les couper." Et à partir de ce jour, pour faire plaisir à son père, Feï avait décidé de laisser pousser ses cheveux au point qu'ils soient devenus si longs aujourd'hui.... Ouvrant les yeux, le jeune homme ne peut s'empêcher de ressentir une vive inquiétude quant à l'état de santé de son père: peut-être Asami a-t-il raison, la nouvelle de la mort prochaine de Mr. Ryû n'est sans doute qu'un piège combiné par Yan-Tsui, mais afin d'en avoir le coeur net, ne serait-ce qu'un instant, Feï-Long désire à tout prix apercevoir le vieil homme. C'est ainsi que profitant que le yakuza soit occupé à fumer distraitement une cigarette au salon, le Chinois quitte l'habitation en secret sous la pluie battante pour se rendre à la résidence paternelle. Là, afin de déjouer la surveillance des gardes, il décide de s'introduire par l'entrée de service et se retrouve dans les cuisines - où Yan-Tsui l'attendait de pied ferme. "Enfin te voilà, Feï-Long", prononce le kambu en pointant sur le jeune homme son revolver. Je t'attendais. Tu es en retard...." Il s'agissait bien d'un piège, Mr. Ryû se porte aussi bien que le permet sa maladie et se trouve actuellement dans sa chambre à coucher, explique Yan à son cadet. Puis, lui recommandant de ne pas bouger car il serait capable de le tuer sans aucune hésitation, un pistolet dans chaque main, tout en le menaçant Yan-Tsui enlace son jeune frère, affirmant qu'il lui faut à présent inspecter son corps afin de vérifier que cet homme ne lui a rien fait. Livide et épouvanté, Feï demeure cependant immobile, les yeux clos, tandis que Yan commence à déboutonner sa veste. Mais dans son coeur, il appelle de toutes ses forces Asami....
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Un peu plus tard, alors que Mr. Ryû assis dans son fauteuil roulant contemple avec nostalgie une photo sur laquelle on le voit en compagnie de ses deux fils enfants, souvenir bienheureux d'une époque révolue, un inconnu pénètre soudain dans sa chambre. Il s'agit bien sûr d'Asami parti à la recherche de Feï-Long, et expliquant au vieil homme qu'à l'annonce de sa mort prochaine, son fils cadet s'est précipité à la résidence, il s'étonne de ne pas trouver ici ce dernier. A ces mots Mr. Ryû ne cache pas sa surprise, ignorant bien sûr que Feï n'a pas eu le temps de parvenir jusqu'à lui. Mais d'après les propos de son interlocuteur, il n'a aucun mal à deviner l'identité de l'intrus et s'empresse de lui demander ce que Tô a l'intention de faire de Feï-Long. Ce à quoi Asami répond que le politicien ne pouvait plus supporter de voir son fils souiller ses mains de sang pour le compte de l'Organisation: si sa chute se poursuit de cette manière, tombant au plus bas, le jeune homme ne pourra bientôt plus éviter un destin tragique. Ainsi, avant que le vieux Ryû ne décède et que Feï ne disparaisse hors de sa portée, Tô a décidé de prendre les mesures qui s'imposent afin de protéger son fils - du moins c'est ce qu'il a expliqué à Asami. A cette révélation, Mr. Ryû baisse tristement la tête: lorsqu'il a accepté jadis de recueillir le fils illégitime de Tô, sa position et celle du politicien n'étaient pas aussi différentes qu'elles le sont aujourd'hui. Mais voilà, tandis que Feï-Long avait rapidement fait preuve de son excellence dans tous les domaines, Mr. Ryû s'était mis à attendre la même chose de Yan-Tsui, et cela a fini par faire naître une rivalité absurde entre ses deux fils. A présent, le coeur de Yan-Tsui est malade au point que même le vieil homme ne peut plus rien pour lui; alors qu'autrefois, Feï et lui s'entendaient si bien.... Au fond, Mr. Ryû éprouve même du soulagement que Feï-Long ait décidé de s'éloigner de Yan. Après avoir écouté le vieux mafioso en silence, Asami ne peut s'empêcher de lui reprocher sa conduite envers Feï: Ryû a-t-il déjà songé à quel point ce dernier a pu souffrir ? Si le jeune homme, qui fait désespérément tout son possible pour que son père adoptif le reconnaisse et soit fier de lui, entendait ce qu'il vient de dire à présent, comme il en serait déçu.... Mais à cet instant, Yan-Tsui surgit à son tour dans la pièce, pointant son arme sur ses deux occupants. Et accusant Asami d'avoir poussé son frère à se rebeller, il assure qu'il va se faire un devoir d'éliminer tous ceux qui se mettent en travers de sa route, avant de s'adresser à son père: à la fin de sa vie Mr. Ryû souffre de la manière dont ses fils sont en train de se déchirer, mais malgré tout, Yan lui affirme qu'il est inutile de tenter d'éloigner son frère de lui. "Je vais mettre un terme à tes souffrances", ajoute le jeune Chinois d'un sourire doux et triste, dirigeant son arme vers son père. Sentant venir le drame, Asami plonge en un éclair sa main dans la poche intérieure de sa veste afin de saisir son propre revolver, mais hélas, à cause de sa blessure non encore guérie, il ressent soudain une douleur fulgurante qui l'empêche de réagir aussi vite qu'il l'aurait voulu. Un coup de feu retentit dans toute la résidence, parvenant jusqu'aux oreilles de Feï-Long assis sur le sol froid de la remise dans laquelle son frère l'a enfermé. Apparemment Yan-Tsui ne l'a pas violé et s'est contenté de le battre, n'empêche que le jeune homme se trouve dans un triste état. Heureusement, alarmées par ce qui se passe dans la maison, deux jeunes domestiques ne tardent pas à venir le libérer. Au même moment pas loin de là, Asami vient de tirer sur Yan-Tsui qui s'étonne que le Japonais ne l'ait pas tué sur le coup. Mais entendant soudain des pas et des éclats de voix au détour du couloir, le yakuza laisse là son adversaire et s'empresse de disparaître. En effet Feï arrive en courant l'instant d'après, et se penchant sur son frère, lui demande aussitôt qui l'a mis dans cet état. "Ce.... Cet homme.... parvient à articuler le Chinois. Celui que tu as suivi en allant jusqu'à nous abandonner.... Si seulement ce type n'avait pas existé.... Notre père...." D'après les propos rageurs du mourant, Feï-Long en déduit que c'est d'Asami qu'il veut parler, mais soudain inquiet pour son père, il laisse là son aîné pour se précipiter dans la chambre du vieil homme. Allongé sur le sol la poitrine traversée d'une balle, Mr. Ryû est mourant, mais tandis que son fils adoptif le prend dans ses bras, il trouve encore la force de lui adresser quelques mots: demandant à Feï de pardonner à Yan-Tsui, il assure que tout ce qui vient de se passer est arrivé par sa propre faute. Car bien qu'au courant du comportement violent et jaloux de son fils aîné, par amour pour ce dernier, il n'a pas eu le courage de mettre un terme à ses agissements, et à cause de sa bêtise, c'est Feï-Long qui a cruellement souffert. Alors que Feï a toujours été un fils si tendre et si dévoué.... Mr. Ryû s'en veut de n'avoir pas été capable de lui adresser une seule parole de réconfort et d'encouragement. Néanmoins, même s'il n'y a aucun lien de sang entre eux, il ajoute que Feï-Long est bien son digne fils, l'orgueil de sa vie, et quoi qu'il advienne, personne ne pourra rien y changer. Après avoir contemplé une dernière fois le beau visage de son fils adoptif, le vieil homme rend son dernier soupir, soulagé d'avoir enfin pu lui transmettre ses sentiments. "C'est moi qui ait été stupide !" se reproche Feï en larmes, regrettant d'avoir agi à sa guise sans essayer de comprendre ce que ressentait son père. Mais il est trop tard à présent, et quittant la résidence, le jeune homme s'en va à pieds sous cette pluie torrentielle qui n'en finit pas de tomber. En cet instant, une seule chose occupe son esprit: ce n'est quand même pas Asami qui, après l'avoir suivi, a abattu son père et son frère ?.... A bout de forces, Feï-Long finit néanmoins par s'effondrer au milieu de la route trempée d'eau, et c'est là que le yakuza le découvre quelques instants plus tard. Tandis qu'il le soulève doucement dans ses bras, entrouvrant péniblement ses paupières lourdes, le jeune homme plonge un regard inquisiteur dans le sien, comme s'il cherchait à sonder les tréfonds de son âme, regard que le Japonais soutien sans mot dire. "Asami.... Tu ne ferais jamais rien qui puisse me faire souffrir...." conclut finalement Feï-Long, et sur cette certitude, il perd connaissance dans les bras de son protecteur.
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Asami ramène le jeune homme à la villa qui leur sert de repaire, où il le couche bien au chaud après l'avoir déshabillé et sêché. Mais tandis qu'il reste auprès de Feï à le veiller, le yakuza aperçoit soudain les phares éblouissants d'une voiture à travers la vitre de la chambre: il s'agit de Tô, accouru en hâte dès qu'il a appris la mort du vieux Ryû. A présent, c'est son fils Feï-Long qui va prendre la tête de la mafia de Hong-Kong, mais n'ayant pas prévu que Yan-Tsui adopterait un comportement aussi radical, le politicien ne peut s'empêcher de déplorer que même si tout s'est déroulé conformément à ses plans, les événements se soient enchaînés beaucoup trop vite à son goût. "C'est tout ce que vous avez à dire...? Vous n'êtes pas inquiet pour votre propre fils...?" demande Asami, scandalisé d'entendre des propos aussi froids et matérialistes. ".... Qu'est-ce qui vous prend ? s'étonne Tô. Ne me dites pas que vous vous êtes attaché à lui ? Pour vous, il est censé n'être qu'un élément de business." Mais à ces mots, le visage d'Asami change soudain d'expression, se faisant dur et méfiant tandis qu'il réalise que cet homme ne ressent aucune affection pour son fils. "Après tout, poursuit le politicien, depuis le départ il était convenu que nous détruirions l'Organisation s'il s'avérait impossible de faire de Feï-Long un pion à notre solde. En vous rangeant à ses côtés alors qu'il se trouve en état de faiblesse, qu'avez-vous l'intention d'obtenir de lui ?" Et changeant de ton, Tô s'efforce encore de raisonner Asami: "Ryûichi.... Si quelqu'un peut comprendre mes intentions, c'est bien vous. Et puis, il y a aussi cet idéal grandiose que je m'efforce de mettre en place et qui surpasse même les liens du sang...." A cet instant, la conversation est subitement interrompue par Feï-Long qui vient d'apparaître dans l'encadrure de la porte, et bien sûr n'a pas perdu une miette des propos échangés par les deux mafiosi. Considérablement affaibli par tout ce qu'il lui a fallu endurer ces derniers jours, le jeune homme parvient à peine à se tenir debout, mais cela ne l'empêche pas de pointer un revolver sur le politicien. "Je ne suis pas un ustensile au service de votre stupide politique !" profère-t-il furieux, ajoutant qu'il ne peut supporter que la mort de son père soit souillée par des préoccupations aussi basses. Puis, Feï ordonne à Asami de se pousser: il ne pense pas avoir commis d'erreur en lui faisant confiance, néanmoins, il lui faut prendre la vie de Tô et menace le yakuza de lui tirer dessus si jamais ce dernier essaye de l'en empêcher. Mais en dépit de cette injonction, Asami ne bouge pas, ordonnant au contraire au jeune homme de baisser son arme: car s'il a entendu toute la conversation, Feï doit savoir à présent que c'est Tô son véritable père; et malgré cela il serait capable de diriger une arme vers lui ? ".... Mon père est mort dans mes bras", répond Feï avec détermination. L'homme qui se trouve ici n'est rien d'autre pour moi que mon ennemi." - "Dans l'état où tu es maintenant, réplique Asami en saisissant son propre revolver, tu vas te faire tuer avant même d'avoir pu tirer...." - "Tu tirerais sur moi, Asami...? Pour protéger cet homme...?" demande Feï-Long d'une voix où perce le désespoir. - "Je ne veux pas t'abattre. Alors baisse ton arme." Sentant son regard se voiler peu à peu, Feï-Long sait qu'il ne pourra plus tenir debout très longtemps. Peut-il réellement faire confiance à Asami, se demande-t-il ? Asami qui n'a cessé de veiller sur lui jusqu'à cet instant.... Résigné à prendre le risque, le jeune homme abaisse finalement son arme. Mais c'est alors qu'il reçoit une balle en pleine poitrine, tirée par Tô, son propre père ! "Je n'avais pas le choix, explique froidement le politicien au yakuza tétanisé. Après tout, ce n'est qu'un enfant de la Mafia." Tô n'a pas plus tôt prononcé ces mots qu'en rage, Asami lui tire à son tour une balle en plein coeur avant de se précipiter vers le malheureux Feï-Long, qui git sur le sol, baignant dans son sang. L'appelant, il retourne le corps du jeune homme avec précaution, avant de sentir soudain le canon d'un revolver pressé contre sa poitrine. ".... Quel imbécile je suis.... prononce Feï, un sourire ironique sur ses lèvres ensanglantées. Me laisser ainsi complètement dérouter par la chaleur que tu m'as donnée.... Je n'arrive même pas à appuyer sur la détente, tellement je t'.... Je ne te pardonne pas.... Asami...." Et sur ces dernières paroles, le jeune homme perd connaissance dans les bras de celui dont malgré lui il est tombé amoureux. "Ne meurs pas", supplie le yakuza en le serrant contre son coeur....
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Lorsque Feï-Long se réveilla, c'était pour se retrouver sur un lit d'hôpital. La balle qu'il avait reçue s'étant logée quelques centimètres à côté du coeur, c'était un vrai miracle qu'il ait pu échapper à la mort. Une chose cependant ne cessait de le tourmenter depuis qu'il avait repris conscience, tandis qu'il passait ses journées couché immobile sur son lit de malade: pourquoi donc Asami l'avait-il épargné ? Alors que Ryû, son père adoptif, Tô, son père légitime, et tous les autres avaient péri, pourquoi fallait-il que lui seul continue à vivre ? Puis, de l'hôpital le jeune homme fut transféré directement au pénitencier, les autorités refusant que soit versée une caution pour sa libération comme c'est généralement le cas pour les grands criminels. Et là encore, passant le temps reclu dans sa geôle, Feï ne cessait de se poser la même question: en l'obligeant à baisser son arme, la véritable intention d'Asami était-elle de l'abattre ? Asami qui sans rien lui dire, le jour-même du drame, avait disparu de Hong-Kong.... Sept ans se sont écoulés depuis ces événements, et Feï-Long en se rendant au Japon a enfin eu l'occasion de revoir Asami.... Perdu dans ses pensées, le jeune Chinois se remémore cette fois les circonstances de ces retrouvailles houleuses, quand soudain il est brusquement tiré de sa rêverie par un bruit de porcelaine brisée: Tao, son jeune domestique, vient pour la énième fois de briser une tasse à thé. Mais alors que le garçonnet désolé de sa maladresse commence à ramasser les morceaux, il se coupe le doigt sur l'un des bords tranchants, ce qui lui vaut la joie de se faire soigner par son maître bien-aimé. Tao lui aussi souhaiterait panser cette blessure qu'il a vu que le jeune homme portait à la poitrine, car selon lui, la douleur disparaît aussitôt quand on a la chance d'être soigné par la personne que l'on aime. "Cette blessure est guérie depuis déjà longtemps, répond Feï amusé. Elle ne me fait plus mal." Et le visage de son maître apparaît si radieux en prononçant ces mots que le jeune garçon en est tout retourné. Mais même si sa blessure est guérie, songe Feï-Long en son for intérieur, il lui reste la cicatrice. "Comme cette trace de blessure qui ne disparaîtra jamais, cet homme ne disparaîtra-t-il jamais de mon coeur ?...."
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Statut: En cours Mon avis : je l'adooooooooore ,je suis fan des mangas d'Aya.. Télécharger en Vf : Tags associés : Finder
Lundi 31 Décembre 2007Poster un commentaire
Yaoi: Manga contenant des scènes homosexuelles entre hommes, parfois très explicites. Attention: interdit aux moins de 18 ans
Intrigue: Akihito Takaba était autrefois un adolescent à problèmes. A présent, le voilà devenu photographe indépendant, de ceux qui traquent sans relâche organisations mafieuses et hommes politiques véreux à la recherche du scoop qui fera leur fortune. Grâce à Mr. Yamazaki, un inspecteur de police qui l'a remis sur le droit chemin quand il était délinquant, Akihito bénéficie souvent d'indications précieuses qui lui permettent de se trouver là où il faut au moment opportun. C'est ainsi qu'il a pu révéler le trafic de drogue se déroulant au Shion, un night club renommé. Hélas, cette boîte appartient au mystérieux Asami, un homme aussi redoutable qu'influent: si officiellement c'est un riche propriétaire immobilier dirigeant un grand nombre de luxueuses boîtes de nuit, sous la surface, la police le soupçonne d'être l'un des gros bonnets de la mafia japonaise ayant trempé dans de nombreuses affaires criminelles. Cependant, c'est un être insaisissable, et aucune preuve n'a jamais pu être présentée contre lui. Même le trafic de drogue découvert au Shion n'a pas suffit à prouver sa culpabilité et l'affaire a été classée sans suite, grâce aux relations puissantes qu'entretient Asami et à de généreux pot de vin. Mais si le scoop découvert par Akihito n'a pas permis de faire arrêter le bandit, en revanche, il a mis le jeune homme dans son colimateur. C'est ainsi qu'un soir, Asami ordonne à ses sbires de le lui amener. Non seulement ce jeune présomptueux a besoin d'une bonne leçon pour lui avoir créé des problèmes, mais surtout, le yakuza voudrait faire avouer à Akihito qui l'a prévenu qu'il allait y avoir une transaction au Shion. Akihito est donc amené de force devant le séduisant et ténébreux Asami. Ce dernier affirme au jeune homme qu'il ne lui fera aucun mal s'il accepte de révéler gentiment ses sources. Mais contre toute attente, Akihito se révèle plus coriace que prévu: nullement impressionné par le bandit, il parvient à s'enfuir après avoir administré à ses sbires une bonne correction. Acculé sur le toit du bâtiment où on le tenait prisonnier, préférant risquer sa vie plutôt que d'être pris et torturé par des yakuzas, le jeune homme saute dans le vide et réussi à descendre du toit sain et sauf en se laissant glisser le long d'une enseigne au néon. Asami n'en croit pas ses yeux ! Lui qui prenait Akihito pour un gamin se voit grandement impressionné de son courage et son caractère audacieux. Le garçon lui plaît, et se réjouissant d'avance de la chasse à cette jeune bête sauvage, il décide de ne pas en rester là. Laissant courir de fausses informations sur une livraison de drogue devant avoir lieu au port dans un entrepôt désaffecté, il tend un piège à Akihito, qui ne manque pas de tenter de profiter de l'occasion pour obtenir un nouveau scoop. Assommé, le jeune homme se réveille nu et ligoté livré sans défense aux mains d'Asami qui, en guise de torture, lui fait avaler une substance aphrodisiaque.... - Fixer (p.39): Après un premier chapitre plutôt hard qui sert surtout à introduire les personnages, la 2ème histoire du recueil, plus intéressante et développée comme une enquête policière, voit évoluer subtilement la relation entre Akihito et Asami. En pleine période électorale, Akihito Takaba se fait embaûcher comme serveur dans un grand hôtel chic où doit avoir lieu un banquet réunissant les principaux hommes politiques du pays, à la recherche d'un scoop: c'est le moment où les politiciens recherchent des fonds pour leurs partis, et un appareil photo caché dans sa manche, Akihito espère bien surprendre ces financements occultes. Mais rien ne se passe comme prévu: non seulement lors du banquet il retrouve Ryûichi Asami, le riche patron du club "Shion", une sorte de yakuza qui a été son amant, mais en sortant les poubelles, il assiste à l'agression d'un homme qui lui remet un CD Rom avant de perdre conscience, priant le jeune homme de le remettre à Asami. Hélas, comme témoin de cette agression, Akihito est emmené au commissariat et n'a pas le temps de retrouver Asami. Il confie aux policiers les photos qu'il a pu prendre de la scène du crime, mais garde néanmoins le silence au sujet du CD Rom. Dès le lendemain, le jeune homme se met en quête de son ancien amant afin de lui remettre le disque, mais s'il rencontre souvent Asami au moment où il s'y attend le moins, à présent qu'il le recherche, il s'avère impossible de le joindre. Alors qu'il se fait jeter dehors par les videurs du "Shion", qui ne veulent pas laisser entrer un tel "gamin" dans le club, Akihito est remarqué par les bandits qui ont tiré sur le type dans l'hôtel; ces derniers se sont rendus à l'hôpital afin de l'achever, mais avant, ils ont réussi à lui faire avouer qu'il a remis le CD Rom à un jeune employé. L'un des bandits se fait donc passer pour un serviteur de Asami et tente d'emmener Akihito avec lui, disant qu'il s'excuse pour ce qui s'est passé au "Shion" et va le conduire à son patron. Mais le jeune homme flaire tout de suite l'embrouille et refuse. Il est alors assommé et enlevé, et se réveille un peu plus tard au beau milieu d'un des repaires de la mafia chinoise ! Malgré la torture, il se contente de dire qu'il a jeté le CD Rom par crainte du danger, mais en fait, entre le moment où il s'est fait jeté du "Shion" et sa capture, Akihito a eu le temps de glisser l'objet dans la boîte aux lettres de chez Asami, à son immeuble où il ne vient hélas que rarement. Tandis que le jeune reporter refuse d'en dire davantage malgré les coups, apparaît soudain Feï-Long Laoban, l'un des principaux chefs de la mafia chinoise, aussi beau que redoutable. En voyant le joli visage d'Akihito, ce dernier ne peut cacher son trouble, mais puisque même face à lui le jeune homme s'obstine à garder le silence, le chinois décide de le violer jusqu'à ce qu'il parle. Drogué à l'opium, Akihito se retrouve donc au lit avec le superbe Feï-Long, à qui il fait aussitôt remarquer qu'il est aussi bestial que Asami. Il semble exister un étrange lien d'amour et de haine entre les deux bandits: tandis que Akihito est sur le point de perdre conscience, Feï lui avoue que c'est Asami qui est le responsable de la profonde cicatrice d'impact de balle qu'il porte sur la poitrine. A chaque fois que cette blessure le fait souffrir, il voudrait que Asami ressente la même chose, et pour celà lui enlever tous ceux qu'il aime. Mais au même moment, Asami se rend par chance à son domicile et découvre le CD Rom dans sa boîte aux lettres. Averti par ses hommes qu'Akihito le recherchait, bien qu'il ait obtenu les documents secrets, il ne peut se résoudre à abandonner le jeune homme et se rend au repaire des chinois, faisant un vrai carnage, afin de le délivrer.... - Saménaï Yoru o daïté ("Enlaçant cette nuit qui ne fraîchit pas" ): A la fin de chaque manga relié, il est coutume de rajouter une histoire inédite n'ayant jamais paru en magazine. Dans le cas de Finder , l'auteur avait prévu de nous conter le passé liant Feï-Long et Asami, mais par manque de temps, elle avait été contrainte de renoncer, prévoyant néanmoins ce chapitre très attendu du public pour une prochaine fois. C'est donc l'évolution progressive mais inéxorable des liens entre Akihito et Asami qui se trouve ici décrite. Tandis que le jeune photographe est une fois de plus pourchassé par des bandits pour avoir pris des clichés compromettants, en traversant imprudemment l'autoroute à toute allure, Akihito manque se faire renverser par une grosse automobile noire. Lorsque la vitre arrière s'ouvre, le jeune homme à la surprise de découvrir son pire cauchemar, Asami en personne, assis dans le véhicule. Le yakuza fait monter Akihito, le sauvant ainsi de ses poursuivants, sans néanmoins lui adresser la parole ni même paraître se soucier de sa présence tout le temps du trajet. Une fois de retour à son appartement, le jeune homme commence à se poser des questions. Pourquoi faut-il qu'à chaque moment où il s'y attend le moins il rencontre Asami, et pratiquement à chaque fois qu'il a besoin d'aide ? Et pourquoi le ténébreux yakuza éprouve-t-il le désir de lui faire subir des choses aussi honteuses quand ils sont seuls tous les deux, alors qu'il n'est qu'un garçon ? Mais rien que de se remémorer l'étreinte brûlante de cet amant forcé, Akihito sent son corps s'enflammer. La nuit venue, alors que dehors la pluie tombe à torrents, quelqu'un frappe soudain à la porte. L'ouvrant, le jeune homme est stupéfait de retrouver Asami, trempé comme une soupe. Ce dernier est seulement venu s'abriter un moment et assure qu'il repartira sitôt l'averse calmée; mais le yakuza a beau se tenir tranquille, Akihito ne peut s'empêcher de le dévorer du regard. A la fois tendu, sur ses gardes, et irrésistiblement conscient de la présence de ce dangereux amant.... Statut: en cours Mon avis : je bave toujours autant parceque je suis très perverse ,l'histoire est géniale les personnages attenchante alors telecharger le...c'est du pur bonheur je l'adoooooooooore Télécharger en Vf :
Samedi 29 Décembre 2007Poster un commentaire
Yaoi: Manga contenant des scènes homosexuelles entre hommes, parfois très explicites. Attention: interdit aux moins de 18 ans
Intrigue: Au printemps dernier Izumi Shôgo, 18 ans, est entré en 1ère année à l'université. Ce sont à présent les vacances d'été, et avec ses amis du club de photos, le jeune homme vient d'arriver à une coquette villa appartenant à la famille d'un de ses camarades pour deux semaines de repos qui s'annoncent des plus joyeuses. Parmi les cinq membres du club qui l'accompagnent, il y a d'abord Taïshi Okunuki, en 2ème année, un beau brun plutôt étrange qui n'arrête pas de prendre des photos d'Izumi dans la piscine et rêve de le photographier complètement nu ! Vient ensuite le troublant Kei Kabayakawa, en 3ème année, un jeune homme à lunettes intelligent et plein de bon sens qui remplit à la fois les fonctions de tête pensante et de responsable du groupe. Ensuite, citons l'exubérant et plein de vie Yûri Takagi, ami d'Izumi depuis le lycée et actuellement dans la même classe que lui. La tendance de ce dernier à foncer tête baissée est heureusement tempérée par le mignon Toshiki Fujinami, sempaï de 2ème année, un garçon au physique doux et enfantin qui accompagne souvent le bouillant Takagi et s'évertue à prendre soin de lui. Mais parmi les membres du club de photos figure surtout le séduisant Suô Shinôoka, un "fils à papa" dont les parents dirigent une chaîne de prestigieux hôtels. D'aspect quelque peu tape à l'oeil, il est doté d'un caractère plutôt cool, bien qu'une aura de mystère flotte sans cesse autour de lui. Tous deux ont beau appartenir au même club, Shinôoka et Izumi ne se sont que rarement adressés la parole, et pourtant, Izumi s'est aperçu que son camarade ne cesse de le dévorer des yeux; quand il lève la tête, souvent leurs regards se croisent. A chaque fois cependant Shinôoka finit toujours par détourner la tête, si bien qu'Izumi ne parvient jamais à déchiffrer l'expression de son visage; néanmoins, il devine sans peine que le jeune homme est probablement amoureux de lui. Tandis qu'Izumi s'amuse dans la piscine tourmenté par les plaisanteries de Takagi qui lui a chipé son maillot de bain, il se remémore ce jour un mois auparavant où il s'était enfin retrouvé seul avec Shinôoka dans le local de leur club: le fils de bourgeois lui avait alors avoué qu'il l'aimait, ajoutant que c'était uniquement pour pouvoir être avec lui qu'il s'était inscrit dans ce club de photos. Cependant Shinôoka avait prononcé ces mots d'un ton si indifférent et avec un visage si froid et détaché qu'Izumi décontenancé n'avait su comment interpréter le sens de ces paroles, et préférant penser que le jeune homme voulait seulement lui dire qu'il l'aimait bien, Izumi s'était contenté de le remercier en souhaitant qu'à partir de ce jour tous deux deviennent de bons amis. Et depuis cette réponse complètement à côté de la plaque, jamais plus Shinôoka n'a abordé ce sujet, bien qu'il n'ait visiblement pas renoncé à Izumi. Cette superbe villa où les six garçons passent leurs vacances appartient à ses parents et en y invitant les membres de son club, nul doute qu'il espère avoir l'occasion de se rapprocher enfin de l'objet de ses désirs. Il ignore que sa déclaration d'amour ne cesse de résonner dans la tête d'Izumi, qui pourtant n'arrive toujours pas à y croire; car même lorsque Shinôoka se trouve auprès de lui, l'expression de son visage ne change pas, elle paraît si froide.... Izumi aimerait bien demander à son camarade s'il pensait vraiment ce qu'il disait quand il lui a fait cet aveu, néanmoins, chaque fois qu'il est sur le point d'aborder le sujet, Izumi gêné finit toujours par se raviser, d'autant plus que ce n'est pas très facile d'avoir ce genre de conversation privée à cause de la présence de leurs autres amis.... Le soir après dîner, au moment de la répartition des chambres, le beau Taïshi insiste évidemment pour dormir dans la même pièce que Izumi, son modèle préféré: dans son album il lui manque encore des clichés du garçon endormi, ainsi il compte bien profiter de ce logement en commun pour compléter sa collection. Connaissant le caractère de ce séduisant playboy, voilà qui n'est pas pour rassurer Izumi et n'est pas non plus du goût de Kei l'intello, qui semble avoir quelque liaison secrète avec Taïshi et ne cesse de le rappeler à l'ordre lorsque ce dernier veut jouer les Don Juan. Fort heureusement, Shinôoka vient au secours d'Izumi en annonçant que sa villa dispose de chambres individuelles pourvues de clés dont il en distribue une à chacun de ses amis. L'exubérant Takagi quant à lui n'est pas disposé à aller bien sagement se coucher, et plutôt que de dormir propose à Izumi d'organiser l'une de ces bruyantes batailles de pelochon auxquelles ils s'adonnaient la nuit à l'internat de leur ancien lycée. Voilà une excellente occasion de briser la glace avec ce réfrigérant Shinôoka ! Gratifiant ce prétendant qui le fixe encore d'un regard inquisiteur de son sourire le plus engageant, Izumi invite donc le jeune homme à venir s'amuser dans sa chambre avec Takagi, pelochon-partie pour laquelle ne tarde pas à postuler le mignon Toshiki. Plus on est de fous, plus on rit, non ? Mais à la grande surprise de l'étudiant, Shinôoka refuse. Sans doute aurait-il préféré qu'Izumi l'invite lui seul dans sa chambre et pour un jeu un peu moins puéril, mais légèrement obtus en ce qui concerne les choses de l'amour, le jeune homme ne comprend pas cela et s'imagine au contraire que son camarade a décidé de l'éviter. Shinôoka lui a dit qu'il l'aimait, mais Izumi a-t-il vraiment bien entendu ?
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Izumi est si préoccupé que le soir sous la douche, il ressasse encore des idées noires. Décidément, il s'avère incapable de cerner la personnalité pas plus que les intentions de Shinôoka. Et d'abord, pour quelle raison ce dernier est-il tombé amoureux de lui ? Qu'est-ce qu'il peut bien lui trouver ? Tandis que le jeune homme s'interroge, Taïshi vient soudain le rejoindre dans la salle de bain. Toujours dans le but avoué de compléter sa fameuse "collection", il souhaiterait prendre des photos d'Izumi dans des poses sexy - s'empressant d'ajouter en voyant l'expression paniquée de l'étudiant que ce n'est pas dans un but pervers mais simplement afin de réaliser un album de souvenirs de vacances qu'il offrira à chacun de ses cinq amis. A ces mots, une idée malicieuse germe soudain dans la tête d'Izumi: nul doute qu'en voyant des photos de lui sous la douche, s'il l'aime, même un type stoïque comme Shinôoka finira bien par changer d'expression ! Ainsi, Taïshi promettant de ne le prendre que de buste, Izumi permet à ce dernier de faire les clichés qu'il souhaitait tant, enchaînant les regards provoquants et les poses les plus voluptueuses. Le playboy insistant, Izumi finit même par accepter de poser de pieds et entièrement nu, bien que de dos. Concentré sur la séance de photos et les instructions de Taïshi, il faudra un certain temps pour que le jeune homme s'aperçoive que son camarade lui fait prendre des poses de plus en plus lascives. Gêné, proférant qu'il est temps pour lui de quitter la douche, Izumi propose donc de s'arrêter là pour aujourd'hui. Comme c'est mal connaître Taïshi ! Naïf, Izumi n'a pas encore compris que ce dernier n'est pas du genre à se contenter de simples photos. "Désolé, Izumi" prononce le dangereux playboy en plaquant le jeune homme contre le mur de la salle de bain. Je ne te laisserais pas encore sortir d'ici...." Il a tant attendu pour pouvoir enfin observer le corps de son adorable modèle sous toutes les coûtures, et à son regard résolu, Izumi comprend bien vite que Taïshi ne plaisante pas ! Que faire....? L'étudiant a beau réaliser qu'il s'est lui-même mis dans le pétrin à cause de son comportement léger et trop confiant, il est déjà trop tard: Taïshi a la main leste, et terriblement habile ! Comme Izumi est encore puceau, son corps sensible réagit beaucoup trop facilement à ses caresses, malgré tous ses efforts pour tenter de repousser son assaillant. Et tandis que l'étudiant perd peu à peu toutes ses forces, Taïshi se fait encore plus audacieux. "Zut ! peste Izumi en son for intérieur. Puisque tu prétends m'aimer viens donc à mon secours, Shinôoka !" Comme s'il avait entendu cette supplique, brusquement, Shinôoka en personne défonce la porte des douches d'un violent coup de pied ! Il est vraiment venu à l'aide d'Izumi, et bouche bée ce dernier n'en croit pas ses yeux ! Mais le jeune bourgeois est furieux et agrippant l'épaule de Taïshi dans un geste plein de menances, il l'avertit que si le playboy persiste à vouloir porter la main de force sur Izumi il ne le lui pardonnera pas. Contre toute attente, Taïshi se met à rire: ainsi, il avait un rival, comme il s'en doutait déjà pour avoir remarqué les regards éloquents que son camarade ne cessait de porter sur Izumi. "Alors, c'est probablement dans le même but que moi que tu es venu dans cette salle de bain", ajoute Taïshi cyniquement. Cette remarque n'est pas du tout du goût de Shinôoka qui agrippe cette fois Taïshi par la chemise, prêt à lui administrer une bonne correction. Comment ce playboy volage et sans scrupule ose-t-il le comparer à lui ?! Heureusement, Kei arrive juste à temps pour éviter à Taïshi de se faire casser la figure: le regard du chef de groupe est si glacial lorsqu'il ordonne à son ami de le suivre que pris en flagrant délit de tentative d'infidélité, ce dernier n'ose rien répliquer et se contente d'obéir bien sagement, blêmissant à l'idée de la scène de ménage qui l'attend !
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Resté seul avec Shinôoka, bien que soulagé, Izumi sent ses jambes se dérober sous lui après toutes ces émotions. C'est pourtant l'occasion pour le jeune homme de découvrir un autre aspect de la personnalité de Shinôoka: "Tu es trop imprudent, soupire le fils de bourgeois en pressant son front contre celui d'Izumi. Si tu savais l'anxiété que j'éprouve sans arrêt...." Et avant de partir précipitamment comme s'il était gêné de ce soudain aveu, il recommande à l'étudiant de faire en sorte de ne plus jamais se retrouver seul avec Taïshi. Izumi n'en revient pas ! Alors que d'ordinaire avec son visage impassible Shinôoka manifeste autant de chaleur qu'un lézard, dès qu'il s'agit de sa personne, il devient d'un coup si émotif.... Si le jeune homme a été rudement surpris du caractère dangereux de Taïshi, ce n'est rien à côté de ce qu'il éprouve face au comportement de Shinôoka - sans compter la honte en s'apercevant que ce dernier l'a vu complètement à poil ! La nuit venue, les six garçons se retrouvent dans le jardin pour jouer aux feux d'artifices. Taïshi prend joyeusement des photos de ses jeunes condisciples, se comportant avec Izumi comme si absolument rien ne s'était passé, et seule la grosse marque rouge sur sa joue témoigne du châtiment infligé par Kei. Si quelqu'un a changé de comportement, c'est plutôt Izumi lui-même: à présent qu'il a compris que Shinôoka est réellement amoureux de lui, il ne peut plus rester en sa compagnie sans rougir, se sent étrangement stressé et maladroit. Alors que voilà déjà plus d'un mois que l'autre jeune homme lui a fait sa déclaration, ce n'est que maintenant qu'Izumi en prend réellement conscience, et il sait désormais que plus rien ne sera comme avant. Un peu plus tard, enfin couché, Izumi ne parvient pas à trouver le sommeil tant il ne peut s'empêcher de penser à son prétendant. Mais tandis qu'il se tourne et se retourne dans son lit, il entend soudain des bruits de pas dans le couloir, une clé qui tourne dans la serrure, jusqu'à ce qu'une silhouette familière émerge dans sa chambre. En tant que propriétaire des lieux, Shinôoka possède un double des clés de chaque chambre de cette villa, et il avoue sans détour qu'il est venu "assaillir" Izumi ! "Je croyais que tu étais un type bien !" proteste l'étudiant tandis que son camarade vient le rejoindre sur le lit où il le plaque de force en lui agrippant les poignets. Car en faisant une chose pareille, Shinôoka se rabaisse au même niveau que Taïshi. Cependant le jeune homme avoue qu'il en a assez de jouer les bons copains: il ne peut continuer de rester ainsi aux côtés d'Izumi en faisant semblant d'ignorer ses sentiments, ça lui est devenu beaucoup trop douloureux. De plus, depuis la réponse vague que l'étudiant lui avait donné quand il lui avait fait sa déclaration un mois plus tôt, Shinôoka ne sait plus comment se comporter avec Izumi. A ce moment-là, le garçon aurait mieux fait de le repousser clairement et franchement plutôt que de le laisser dans l'incertitude, cela lui aurait épargné bien des souffrances. A cet aveu, Izumi ne cache pas son étonnement: ainsi il était lui-même la cause du comportement indéchiffrable adopté par Shinôoka à son égard ? Mais si l'étudiant comprend les tourments qu'il a involontairement infligé à son ami, est-ce une raison pour agir ainsi tout à coup ? Ce à quoi Shinôoka répond que plutôt que de se faire ravir Izumi par un autre type, comme aujourd'hui sans que le garçon ne puisse se défendre, bon gré mal gré il préfère encore s'en emparer lui-même ! "Mais pourtant, ton visage était si froid lorsque tu m'as dit "Je t'aime".... tente une dernière fois de protester Izumi. C'est pourquoi j'étais incapable de discerner si tu étais sérieux ou pas...." - "J'étais tellement tendu.... explique Shinôoka en serrant son bien-aimé contre lui. Tu sais, faire une déclaration à un autre mec demande une sacrée résolution !" Mais à présent le jeune bourgeois n'est plus en mesure d'attendre davantage, et répétant à l'objet de son désir combien il l'aime, il entâme immédiatement les hostilités. Le corps de Shinôoka, ses mains, son souffle sont si brûlants que cette chaleur ne tarde pas à se transmettre au corps tremblant d'Izumi....
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Statut: Terminé Mon avis : Renai est mon Yaoï préféré, jai beau le lire, je bave toujours autant dessus, bref si vous êtes perverses et fan de Yaoï comme moi Renai est pour vous
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Intrigue: Ce livre au graphisme comme toujours très mignon contient sept histoires courtes; mais contrairement aux deux ouvrages précédents de Haruka Minami, qui étaient uniquement des recueils de nouvelles, les quatre premiers chapitres de "Love Sick" mettent en scène les mêmes personnages et développent le même récit: - Private Menu o Dôzo ("Menu Privé, s'il vous plaît") - p.3 : Shin'ya Toriumi, 19 ans, est étudiant à l'université. Afin de gagner un peu d'argent, pendant les vacances d'été il travaille dans un snack au bord de la mer. C'est durant l'une de ces après-midi chaudes et paisibles où les touristes passent leur temps à se baigner qu'un client pas comme les autres pénètrent soudain dans l'établissement. Ce jeune homme est si beau, sa peau si blanche sous les rayons du soleil que l'étudiant ne parvient plus à en détourner les yeux. C'est le coup de foudre ! Cependant, Shin'ya ne tarde pas à s'apercevoir que son superbe client n'a pas l'air en forme: le jeune homme exhale de profonds soupirs et paraît véritablement épuisé. Pourtant, dès qu'il lève la tête vers Shin'ya venu prendre sa commande et remarque le visage séduisant de ce dernier, l'inconnu adresse à l'étudiant un charmant sourire en commandant son thé glacé. Mais alors qu'il s'apprète à aller chercher le breuvage, réfléchissant, Shin'ya se dit que le thé glacé n'est vraiment pas bon pour l'estomac lorsque l'on est fatigué. Le voilà donc qui fait demi-tour, conseillant à son client de prendre plutôt un jus de fruits pur et allant jusqu'à lui offrir l'une de ses boissons vitaminées, idéales pour soigner l'épuisement. D'abord surpris, l'étudiant arbore une expression si sérieuse que l'autre jeune homme finit par éclater de rire. Shin'ya ne sait plus où se mettre: non seulement il se mêle de ce qui ne le regarde pas, mais il doit vraiment passer pour un bien étrange employé ! Néanmoins, amusé mais touché de son inquiétude, le bel inconnu accepte son offre, et les deux jeunes gens ne tardent pas à faire connaissance: le client se nomme Tôru Aïhara, il a 25 ans et travaille comme secrétaire particulier auprès d'un important chef d'entreprise. Tôru et son directeur sont venus en cette ville du bord de mer pour affaire et logent à l'hôtel; néanmoins, dans la journée le jeune homme n'a pas grand chose à faire, alors il s'en vient seul à la plage. Admirant d'un oeil à peine discret le corps appétissant de Tôru, Shin'ya ne peut s'empêcher d'envier le directeur d'avoir à ses côtés un secrétaire aussi sexy, et Tôru lui-même détaille l'étudiant à la peau bronzée d'un regard éloquent. Néanmoins, le jeune secrétaire finit par quitter le snack pour aller se baigner. Tandis qu'il s'éloigne, Shin'ya demeure immobile à le suivre des yeux, songeant qu'il aimerait bien vivre une histoire d'amour avec une telle personne.... Tout en faisant son travail, l'étudiant continue d'observer Tôru de loin, légèrement inquiet car malgré sa fatigue, le jeune homme est parti nager dans un endroit plutôt profond où il sait y avoir beaucoup de courant. Et en effet, le drame ne se fait pas attendre: Tôru manque se noyer, les jambes paralysées par une lame de fond. Abandonnant son service, Shin'ya se précipite à son secours, n'hésitant pas à appliquer ses lèvres contre celles du jeune homme tout en le remontant à la surface afin de lui redonner de l'air. Puis, il se propose de raccompagner Tôru jusqu'à sa chambre d'hôtel. Remarquant l'attirance que l'étudiant ressent visiblement pour lui, le jeune homme décide d'accepter. Il entraîne donc son sauveur dans son luxueux logis, pourvu d'un grand lit à deux places aux draps en désordre, vestiges éloquents d'une nuit agitée. Tôru se sent finalement obligé d'avouer à Shin'ya que sa profession n'est pas secrétaire comme il le lui avait dit: il est une sorte d'escort-boy, qui joue les petits amis sous contrat. Et si le jeune homme était si épuisé, c'était pour avoir fait l'amour avec le directeur jusqu'au petit matin, au point de pouvoir à peine tenir sur ses jambes. L'étudiant n'est pas trop surpris de cette révélation: en fait, Tôru lui paraissait beaucoup trop sexy pour un salary-man. Néanmoins Shin'ya brûle de jalousie rien que d'imaginer qu'un autre homme s'empare chaque jour du corps du jeune homme. Tôru le rassure un peu en lui affirmant que bien qu'il aime beaucoup son directeur, il n'est pas amoureux de lui; car en fait, il préfère les partenaires plus jeunes ! Ainsi, si Shin'ya n'a rien contre les garçons plus âgés, il l'invite à venir le rejoindre dans son lit pour quelques heures de plaisir torrides.... qui pourraient bien donner envie à l'étudiant - qui est réellement amoureux de Tôru et ne veut pas que les choses se terminent ainsi - de lier à son tour un contrat d'amant avec ce splendide secrétaire très particulier....
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Samedi 29 Décembre 2007Poster un commentaire
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